Un blog pour discuter de la gestion de l'eau en Algérie. Le site est ouvert à tous afin de débattre où de s’exprimer sur le sujet. J’espère que vous trouverez l’information que vous cherchez, un blog à lire…

samedi 22 décembre 2012

Les habitants de St Louis s'insurgent contre la signature d'un contrat avec Veolia qui ne respecte pas les droits humains (Mondoweiss) -- Saint Louis Palestine Solidarity Committee

Un bien bel exemple de solidarité d'une ville américaine " St Louis"envers nos frères palestiniens. 
Les habitants de St Louis s'insurgent contre la signature d'un contrat avec Veolia qui ne respecte pas les droits humains (Mondoweiss) -- Saint Louis Palestine Solidarity Committee


Gardons en mémoire, mes amis, que la SEACO est actuellement gérée par la société des eaux de Marseille, une filiale à 100% de Veolia Environnement... 
la pieuvre Veolia...

Constantine, une dotation de 190 l/hab/j

22/12/2012 : Un responsable de la direction locale de l'hydraulique a indiqué que la wilaya de Constantine est couverte à 65 % en eau potable en continu, précisant que la dotation quotidienne par habitant est passée de 155 litres/jour en 2009 à 190 litres /jour actuellement. Le chef du service de l'AEP a précisé que ce résultat est le fruit de la concrétisation de plusieurs projets ayant permis la mobilisation de ressources hydrauliques, le transfert d'eau à partir des barrages et l'extension du réseau d'alimentation,  soulignant que la généralisation de l'approvisionnement en H 24 de l'ensemble des communes, d'ici à 2014, est " l'une des missions prioritaires" des services de l'hydraulique de la wilaya.  A Constantine-ville, le taux d'AEP en H 24/24, actuellement de 60 % atteindra les 100 % " dès 2013" avec le parachèvement de plusieurs opérations en cours de réalisation, notamment la construction de 2 réservoirs d'une capacité globale de 100 000 m3, à Ali Mendjeli (El Khroub) et à la cité El Gammas (Constantine),  selon le même responsable. Trois autres infrastructures hydrauliques similaires, d'une capacité globale de 6 000 m3, sont également en cours de réalisation à Constantine, dans la perspective de résoudre le problème d'alimentation en eau potable pour une population estimée à 30 000 âmes dans les cités El Djedour, Benabdelmalek- Ramdane et Sissaoui", a ajouté la même source.  Par ailleurs, un programme de lutte contre les inondations est en cours de concrétisation avec la collaboration de la Société des eaux et de l'assainissement (SEACO), portant sur l'installation d'unités d'intervention rapide, destinées à l'élimination de tous les " points noirs" empêchant l'écoulement de l'eau de pluie. La direction locale de l'hydraulique a indiqué que cette action donnera également lieu à une campagne de nettoyage des regards et de rénovation des avaloirs des eaux pluviales.
cliquez ici pour lire l'article depuis sa source

jeudi 20 décembre 2012

Le forcing de la Seaco


La société de l’eau et de l’assainissement de Constantine (Seaco) s’apprête à engager des travaux sur le réseau d’eau potable et celui de l’assainissement notamment, et ce, dans toutes les communes de la wilaya.

Il s’agit, plus précisément, de la fourniture et de la pose d’équipements hydrauliques et d’assainissement, de travaux de réalisation du réseau d’assainissement et celui d’AEP ainsi que des travaux d’aménagement et de bâtiment. Les entreprises spécialisées dans les secteurs de l’hydraulique, de l’assainissement et des travaux publics sont, ainsi, conviées à déposer leur candidature au niveau de la direction générale de la Seaco. Les entreprises retenues auront fort à faire pour exécuter le programme de la Seaco. Un véritable forcing, au demeurant, à quelques mois de l’expiration du contrat de gestion déléguée de l’eau à Constantine de la Société des eaux de Marseille (SEM), laquelle a essuyé à maintes reprises les foudres du ministère des Ressources en eau et des officiels locaux qui reprochent à cette entreprise française de «ne pas avoir réussi à réduire la déperdition de quantités importantes d’eau, en dépit des moyens colossaux consentis par l’Etat».

Ayant fait l’objet, il y a environ deux ans, d’une mise en demeure pour «défaillance», la Société des eaux de Marseille se retrouve dans l’obligation de redoubler d’efforts pour honorer ses engagements et trouver grâce aux yeux des responsables du secteur, d’autant qu’une éventuelle autre insatisfaction de ces derniers compromettrait, dès lors, le renouvellement du contrat de la SEM, signé en juin 2008 pour un montant de près de 28 millions d’euros. C’est donc à ce titre, que la Seaco compte lancer prochainement ces travaux avec la réfection de 170 km de réseau visant à diminuer les fuites d’eau.

Cela suffira t-il réellement à atténuer les déperditions en eau potable ? Entre 2005 et 2008 près de 120 km de conduites avaient été remplacées à Constantine et El Khroub, sans rien changer à la réalité du terrain: les déperditions sont toujours aussi omniprésentes. Le projet de réhabilitation du réseau était, à l’époque, piloté par la SEM qui présidait un groupement d’entreprises composé de Sogerah, une société d’ingénierie et de conseil, et de China Geo-Engineering coopération (CGC), une entreprise de travaux. Faisons le vœu pour que, cette fois-ci, les fuites d’eau cessent de faire des vagues…

L. R. (article publié sur le quotidien El Watan du 20/12/2012 voir lien)

mardi 11 décembre 2012

Gestion déléguée des services publics de l’eau et de l’assainissement



Gestion déléguée des services publics de l’eau et de l’assainissement
Entretien exclusif de Karim HASNI, directeur général de l’Office national de l’assainissement pour le magazine électronique El-Djazaïr.com

Le magazine El Djazaïr.com m’a déjà fait l’honneur et le plaisir, l’année passée, de m’accueillir dans ses colonnes.
Il le fait encore aujourd’hui, et je l’en remercie, sur un thème sensible qui a pour intitulé « la gestion déléguée des services publics de l’eau et de l’assainissement ».
Je rappellerai à ce sujet et en préambule que c’est en vertu de la loi n°05-12 du 4 août 2005 et notamment de ses articles 104 et 105, que l’Algérie, par le canal des EPIC EP Algérienne des eaux et l’Office national de l’assainissement (ONA), directement pour Alger (Seaal) et indirectement par des filiales créées à cette fin (SEOR pour Oran, SEATA pour Annaba-Tarf et SEACO pour Constantine), a ouvert la distribution de l’eau et la gestion et l’exploitation de l’assainissement à ce qui est « improprement » appelé le « partenariat public-privé » ou « les 3P ». Ce concept a été « importé » à l’initiative d’experts de la Banque mondiale et réserve à l’entreprise privée internationale une place privilégiée.
Pour lever, sur la question, toute équivoque, les SPA mises en place sont constituées à 100% de capitaux publics algériens. C’est dire que les opérateurs appelés à intervenir à raison de leur expérience managériale ne courent aucun risque et ne peuvent dès lors se prévaloir du controversé « AMI » (accord multilatéral sur l’investissement), ce qui n’était pas auparavant le cas avec le régime de la concession.
Ceci souligné et pour revenir à notre thème, je ne m’attarderai que sur le contrat de management conclu avec Suez Environnement (société du groupe français GDF- Suez), pour une double raison :
- d’abord parce que Suez Environnement a une envergure internationale et une expertise connue et reconnue. Et en dépit d’un déclin de ses parts de marché dans son pays d’origine (France) et en Allemagne notamment, il demeure un des leaders mondiaux des secteurs de l’eau et de l’assainissement ;
- et ensuite parce qu’en Algérie, c’est lui qui a inauguré les 3P et c’est lui aussi qui a été le premier à obtenir le renouvellement de son contrat de management.
Et c’est cette première expérience (5,5 ans) reconduite pour 5 autres années que je voudrais provisoirement et objectivement « feed-backiser ».
Ce serait a priori à l’évidence une lapalissade de dire que le recours à un « mastodonte » du gabarit de Suez Environnement est motivé par le besoin d’acquérir un savoir-faire stratégique et d’organiser l’alimentation en eau potable en continu (H24).
C’est pour satisfaire ces deux motivations et avec des exigences excessives de l’opérateur (700 000 m3/j d’eau et des investissements avoisinant 60 milliards de dinars), que le premier contrat déployé, du 1er mars 2006 au 31 août 2011, a été conclu et c’est pratiquement pour des raisons identiques et dans la continuité que le contrat a été renouvelé avec comme objectifs fondamentaux de sécuriser, de conforter et de pérenniser le H24 et les systèmes de gestion mis en place ainsi que l’optimisation de la consommation d’énergie, des coûts et charges et la valorisation des sous-produits de l’assainissement.
Ce serait ici aussi une lapalissade de souligner que ces objectifs fondamentaux ne peuvent qu’être adossés à un transfert effectif du know-how appropriable et assimilé par l’encadrement algérien. C’est à cette seule condition que les binômes pourraient s’affranchir concrètement et contractuellement de l’assistance étrangère.
Qu’en est-il aujourd’hui, après 15 mois de mise en œuvre du contrat renouvelé ?
J’avoue, et malgré mon optimisme, que j’ai beaucoup d’appréhensions surtout après « l’autosatisfaction » et la « langue de bois » que véhicule l’opérateur, à travers une « com’ » qui mérite d’être mieux déclinée dans les sphères où elle serait plus utile (économie de l’eau, notamment).
Ces appréhensions sont évidemment fondées et se fondent sur des analyses et commentaires que je n’ai cessé de porter à l’attention des dirigeants de Suez Environnement, au nom des actionnaires et en ma qualité d’ex-président du Conseil d’administration de SEAAL.
L’appréhension principale gravite et est régulièrement interpellée par le transfert du savoir-faire, qui peine à se construire et à rassurer.
Déjà, et dès la première année de l’engagement du contrat de base, le Conseil d’administration de SEAAL, par résolution du 29 octobre 2006, attirait l’attention sur « la nécessité d’installer les binômes » et prenait acte de la désignation d’un directeur général adjoint (expatrié), chargé du transfert du savoir-faire.
Le 29 décembre 2009, le directeur général (délégué de Suez Environnement) de SEAAL est de nouveau requis pour « réfléchir aux méthodes les plus efficaces pour organiser la relève (des expatriés), par les binômes ».
Cette question a fait également régulièrement l’objet de résolutions de l’Assemblée générale ordinaire, appelant SEAAL à intensifier le transfert du savoir- faire et « à faire en sorte que les mécanismes opératoires, à travers des évaluations pertinentes, permettent de jauger du développement effectif dudit transfert, lequel doit obéir aux standards de performance internationaux » La résolution de l’AGO de juin 2010 était plus explicite : « SEAAL est mandatée d’organiser la relève des expatriés. »
A la suite de la pression des actionnaires et de leur mandataire, l’opérateur a finalement consenti à mettre en place, en rapport avec le TSF 02 indicateurs, l’un portant sur «les règles de base» et le second sur «la maîtrise des métiers». Ce dernier noté sur 6 (niveau international) affichait jusqu’à mai 2009, une courbe anticipative plafonnée à 3, signifiant explicitement que le standard universel était hors de portée des compétences nationales. Un bureau d’études, sous-traitant de Suez Environnement, est même allé très maladroitement et de façon irresponsable jusqu’à considérer que la compétence était indexée sur le contexte socio- culturel et conséquemment, il a programmé pour les postes de direction attribués aux Algériens, une déperdition de l’ordre de 40%.
C’est dire que durant le premier contrat, Suez Environnement a montré peu d’enthousiasme à individualiser le transfert du savoir-faire, et à ce jour et malgré les rappels, aucune installation des binômes n’a eu lieu.
De plus, le nouveau contrat prévoit « l’autonomisation » (des postes de direction) à partir de la quatrième année et la question que les actionnaires se posent est de savoir comment cette autonomisation peut intervenir, si les cadres supérieurs algériens (binômes) devant la gérer et l’assumer ne sont pas préalablement identifiés, ni évalués périodiquement et accompagnés par des « mentors » compétents, pour qu’in fine, à la date contractuelle fixée, ils s’approprient le savoir-faire transféré.
Dans cette logique, l’autonomisation ne peut être qu’une résultante et le processus qu’elle déclenche et qui lui succède n’a qu’un caractère probatoire et sert à apporter les « aménagements » et autres compléments de savoir-faire qui seraient éventuellement requis.
C’est une question centralement stratégique et elle ne peut pas, à l’examen de la situation actuelle, ne pas susciter d’inquiétudes.
Et ce n’est malheureusement pas la seule.
Ainsi les actionnaires ont été surpris d’enregistrer, parmi les CV des expatriés, des « experts métiers » qui n’avaient aucune expérience probante et qui de surcroît ont suivi une formation universitaire, sans aucun rapport avec l’eau et l’assainissement.
Certains candidats « experts » ne disposent que d’un diplôme de technicien ou de technicien supérieur.
Un ex-directeur général de SEAAL (délégué de Suez Environnement) avait même envisagé « d’importer » des « plombiers », au titre de l’assistance technique.
Le même commentaire vaut pour certains directeurs qui s’auto-évaluent, sans qu’ils en prennent conscience, à travers paradoxalement des indicateurs de « contre-performance ».
C’est dire que le mode de sélection de certains experts et managers ne favorise aucunement l’attribution du statut de «mentor», pour la simple raison qu’on ne peut pas transférer un savoir-faire qu’on ne possède pas. Et sur ce point précis, il est surprenant de constater que certains managers n’étaient pas imprégnés de l’esprit « Kaizen » et qu’ils le découvraient, à travers leur expérience algérienne.
Mais au-delà des particularités citées, c’est la démarche et la volonté globale d’organiser la relève des expatriés par des binômes algériens qu’on ne veut pas installer, qui fait défaut et qui pose réellement problème (13 mois se sont déjà écoulés, sans que le TSF ne s’organise et ne progresse concrètement, en s’éloignant des généralités).
On ne peut par ailleurs que rester perplexe devant la « difficulté » de l’opérateur à dépasser l’audit « blanc » de la certification ISO, alors que l’ONA projette de porter en 2014 l’ISO 14001 version 2004 à 18 sites en plus de l’ISO 17025 pour son laboratoire central et 9001 version 2008 pour son centre de formation, contre 10 actuellement référencés.
On est aussi perplexe de voir les systèmes tels que le système d’information clientèle (SIC), le système d’information de la gestion des ressources humaines (SIGRH), la télécontrôle, le système de modulation, sous-traités alors que le siège de Suez Environnement dispose de structures et d’organes performants comme les CTM, recherche et innovation, ainsi que de progiciels de référence.
Comme on est également perplexe devant l’absence d’une formation suffisante et confirmée de « maintenanciers » pour les systèmes mis en place. Notre interrogation porte concomitamment sur le peu d’intérêt accordé par Suez Environnement à l’adaptation et à l’extension des systèmes d’information.
Comme enfin, on trouve absconse l’absence d’un plan de sauvetage de SEAAL alors que celle-ci est exposée à l’application à son endroit (dissolution) de l’article 715 bis 20 du code de commerce.
En effet, aucun programme concret et chiffré n’est affiché en matière d’optimisation de la consommation d’énergie, ni de maîtrise de la gestion des ressources humaines (4667 personnes en octobre 2011 pour Alger contre 3877 en 2006), ni d’économie de l’eau (1 045 000 m3/j en septembre 2012 ou une consommation per capita de la wilaya d’Alger supérieure à celle de Paris), ni de valorisation des sous-produits de l’assainissement, ni d’élargissement significatif du chiffre d’affaires.
Dans le même ordre, aucun mécanisme ni mode opératoire ne sont conçus et mis en œuvre pour garantir la sécurisation et la pérennisation du H24, la modernisation de la gestion des services publics de l’eau et de l’assainissement et le confortement et le développement des systèmes mis en place.
Il s’agit en résumé de nos principales appréhensions, celle ayant trait au transfert du savoir- faire est la plus critique.
Les actionnaires et leur mandataire souhaitent sincèrement que les commentaires et analyses effectués soient pris en charge par Suez Environnement et que celui-ci fasse son « introspection » et rétablisse la visibilité de ses interlocuteurs, par des actions et mesures concrètes et significatives.
Le succès du partenariat que les contractants appellent de leurs vœux est à ce prix et passe à l’évidence par un soutien probant efficace et efficient du potentiel du siège de Suez Environnement et de ses principaux décideurs.

l'article original ici

Algérienne des eaux (ADE)


Algérienne des eaux (ADE)
Pour un service public de qualité
Le paysage de la distribution de l’eau a été radicalement transformé, depuis la création en EPIC, en avril 2001, de l’Algérienne des eaux (ADE). Auparavant, dispersées entre plusieurs opérateurs des services des eaux, de performances inégales, les activités de distribution de l’eau tendent aujourd’hui à une homogénéisation à travers le territoire national. L’ADE, ayant intégré les anciens établissements et organismes publics nationaux, régionaux et locaux, a hérité au passage de tout le personnel de ces établissements y compris l’actif et le passif de leur gestion. C’est ainsi qu’elle a dû, dans un premier temps, prendre en charge les lourdes créances à recouvrer, réhabiliter des réseaux d’alimentation vétustes, installer des compteurs d’eau, établir avec les clients des relations nouvelles, sur la base notamment de la facturation de la consommation réelle, former et recycler du personnel dans les métiers de l’eau.                                                                          
Aujourd’hui, le souci majeur de l’ADE est d’offrir à ses abonnés un service public de qualité en mettant à leur disposition de l’eau potable en continu et s’efforce dans certains cas d’être équitable dans les dotations fournies. Il faut noter que la dotation qu’offre actuellement l’ADE – 168 à 170 litres par habitant et par jour, soit 1000 litres par ménage – se rapproche de celle des pays développés. L’autre préoccupation de taille de l’Algérienne des eaux est la lutte contre les déperditions d’eau sur les réseaux d’alimentation en eau potable. Ses équipes sont d’ailleurs mobilisées en permanence pour détecter les points noirs et les points faibles, dans le but d’améliorer la distribution.
Pour asseoir durablement un service public de qualité et se rapprocher davantage de ses clients, l’ADE compte élargir le réseau de points d’accueil-client pour une meilleure diffusion des informations les concernant.
Ce sont 25.000 employés, aux compétences et aux métiers les plus divers, qui s’activent chaque jour pour satisfaire cette exigence de service public de qualité. Pour y arriver, l’Algérienne des eaux est présente dans toutes les étapes qui vont de la production de l’eau jusqu’à sa distribution à domicile, en passant par les étapes de transfert, de stockage, d’adduction et de traitement. Sur ce dernier, l’ADE veille à ce que la qualité de l’eau distribuée soit au niveau des standards internationaux. Elle dessert aussi les unités industrielles qui ont besoin d’eau pour leur production.
L’ADE a par ailleurs quatre filiales dans le capital social desquelles est associé l’Office national de l’assainissement (ONA). Ces quatre filiales, dont le statut est celui de la SPA, sont la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) ; la Société des eaux et de l’assainissement d’Oran (SEOR) ; la Société des eaux et de l’assainissement de Constantine (SEACO) et la Société des eaux de Tarf et Annaba (SEATA). Chacune, pour l’ensemble de la wilaya qu’elle concerne, a la charge d’assurer la mission de service public de l’eau. Elles assurent aussi le service de l’assainissement. Ces sociétés qui ne sont pas des entreprises étrangères mais des entités de droit algérien ont été créées avec des capitaux algériens avancés par l’Etat. L’Algérienne des eaux, société mère, et ses quatre filiales ont mis la formation, par la transmission du savoir-faire pour ce qui est de ces dernières, au cœur de leurs interventions et de leurs programmes. La ressource humaine formée est au cœur de leurs activités afin de bonifier leurs interventions, de gagner en efficacité et d’aller vers la performance. A ce propos des écoles gérées par les filiales de l’ADE, à Constantine, Oran, Tizi-Ouzou, forment sur leurs bancs des contingents d’agents dans différentes spécialités liées à l’eau. Une école supérieure des métiers de l’eau va du reste prochainement ouvrir ses portes à Cherarba, dans la commune des Eucalyptus.
Hocine Nécib, l’actuel ministre des Ressources en eau, dans la stricte continuité des directives données par l’ancien ministre, Abdelmalek Sellal, aujourd’hui Premier ministre, insiste particulièrement pour que la gestion soit sans cesse plus conforme aux attentes du citoyen et de l’intérêt général.
L’Algérienne des eaux devrait pouvoir relever le défi des nouvelles performances que l’on attend d’elle ; il semblerait que jusqu’à maintenant elle ait réussi à bien baliser ses parcours et à avancer assez sûrement.
Le tableau de bord de ses indicateurs de gestion montre à l’évidence le bien-fondé et la pertinence des choix effectués et des options prises pour un règlement durable de la question de l’eau potable.
Pour comprendre et mesurer l’enjeu que représente la formation pour une entreprise comme l’ADE, il faut avoir en tête la taille des indicateurs de gestion la concernant : celle-ci dessert en eau potable environ 20 millions d’habitants et compte quelque 3,2 millions d’abonnés. Ses quatre filiales desservent les quatre plus grandes villes du pays et l’ensemble des wilayas dont elles sont les chefs-lieux. Les communes dont l’alimentation en eau potable est directement gérée par l’ADE sont au nombre de 760 et il est prévu d’en intégrer une centaine d’autres d’ici la fin 2012.
Mais l’ADE n’a pas pour seule activité la production et la distribution de l’eau potable. En complément de cette activité, elle développe une autre qui n’est pas moins importante pour elle : la maîtrise d’ouvrage. Les études et travaux réalisés dans le cadre de la maîtrise d’ouvrage sont au nombre de 67. Ils concernent divers projets dont certains sont d’importance régionale, voire nationale. On peut à ce titre évoquer le système MAO (Mostaganem-Arzew-Oran) destiné à desservir ces villes et leurs régions ; les grands transferts à partir des barrages, les raccordements aval des stations de dessalement d’eau de mer, les grandes stations de déminéralisation et de defférisation de Tindouf, El Oued, Ouargla, Illizi…
C’est dire la taille de l’entreprise et par conséquent, la pertinence de la démarche tendant à assurer en interne certaines formations indispensables pour mieux mener à bien les projets et améliorer sans cesse la gestion pour aller vers la performance.
El Djazaïr.com s’est entretenu avec Abdelkrim Méchia, directeur général de l’ADE, qui a bien voulu se prêter à l’exercice des questions-réponses.
Tout un programme finalement, pour … « de l’eau pour tous, de l’eau partout ». Le slogan de l’Algérienne des eaux, aussi éloquent que révélateur, est une sorte de promesse : mettre fin aux pénuries d’eau qui ont habité le quotidien des Algériens durant des lustres. Une promesse plutôt tenue qui paraissait démesurée lors de la création de l’entreprise en 2001. Mais, Monsieur le Directeur général, peut-on dire, aujourd’hui, que l’ADE a mené à bien son ambition de ramener l’eau partout et pour tous, comme le dit son slogan ? S’il s’agit de faire couler de l’eau dans les robinets pour tout habitant de l’Algérie, quel que soit le lieu où il se trouve, il est évident que ce ne sera jamais le cas. D’ailleurs, ce ne sera jamais le cas, dans aucun pays au monde. Nous avons tout de même des raisons d’être satisfaits. Notre satisfaction a un baromètre, cependant, celle de nos concitoyens. Sont- ils satisfaits ? Beaucoup se diraient satisfaits. Le sont-ils absolument et sans limite ? Certainement pas. Heureusement d’ailleurs, car nous n’aurions plus à travailler pour apporter aux uns et aux autres plus de satisfaction, ce qui serait absurde pour une entreprise. Vous êtes affirmatif quant à l’alimentation en eau potable des Algériens ? Je voudrais dire quelque chose de plus facile à défendre : en 2012, la distribution est de très loin préférable à ce qu’elle a été dix ans auparavant. C’est incontestable ! Rappelez-vous cette chanson- sketch qui disait « dja el ma » C’était cela ! Il fallait à de nombreuses familles faire le guet, pendant la nuit chacun à tour de rôle parfois, à l’affut devant le robinet pour voir les premières gouttes, pour commencer à remplir les jerricans. Ce n’est quand même plus le cas aujourd’hui. L’eau est en général disponible partout, et dans de nombreux endroits, H24. Les habitants d’Alger, comme pratiquement l’ensemble des communes de la wilaya, sont alimentés sans interruption notable, ils ne connaissent que les coupures justifiées par les travaux de maintenance ou tendant à l’amélioration du service. C’est la même chose partout ? C’est l’ambition du ministère en charge du secteur, elle répond au programme du président de la République : régler définitivement la question de l’eau potable et cela pour un horizon lointain. Autrement dit, ne pas faire dans le bricolage qui consiste à faire prendre patience à la population, à lui donner pleine satisfaction, en menant à bien des projets importants, intégrés, complémentaires, réfléchis, dans la perspective de la longue durée. Le programme de l’Etat a paru extrêmement ambitieux, au regard des projets gigantesques. La tâche ne vous faisait pas peur ? Le grand atout que nous avions, c’était l’extraordinaire passion d’Abdelmalek Sellal, notre ancien ministre, aujourd’hui Premier ministre, pour tout ce qui concernait notre secteur dont il a été, tout au long de la mise en œuvre de cet ambitieux programme, le premier responsable. De plus, l’ADE a travaillé à l’unisson avec tous les organismes sous tutelle qui ont su harmoniser leurs activités et leurs plans de charge avec les nécessités qui apparaissaient dans la conduite des projets : Agence nationale des ressources hydriques, Office national de l’assainissement… L’un des projets connus de tous est cette extraordinaire opération qui a consisté à amener de l’eau d’In Salah vers Tamanrasset. Des milliers de travailleurs ont réussi, dans les métiers les plus divers, à joindre leurs efforts, à coordonner leurs compétences, à rentabiliser leurs équipements et leur savoir-faire pour relever ce défi si grand : faire voyager l’eau sur quelque 750 km, multipliés par deux, les conduites sont en double. Et cela, sous des températures atteignant parfois les 53° à l’ombre ! Tout cela démontre bien que la volonté agissante peut vaincre les plus grands obstacles et relever les plus grands défis .Oui, en effet. Monsieur Méchia, est-ce une question seulement de moyens pour avancer le fondamental ? N’y a-t-il pas aussi le management des équipes ? Indiscutablement, si nous avons pu avancer, c’est parce que Monsieur Sellal, notre ancien ministre, a su nous faire avancer par l’attention qu’il portait de façon constante et une vigilance de tous les instants à chaque projet en cours, par sa force de caractère. Le dynamisme, c’est quelque chose de communicatif, comme l’enthousiasme. Savoir que l’on travaille à régler, sinon définitivement du moins durablement, une question aussi vitale que la disponibilité de l’eau apporte une énergie démesurée. Au sein de l’ADE, nombreuses sont les personnes qui ont participé non sans fierté à la réalisation des grands projets destinés à rendre l’eau disponible partout, pour le plus grand nombre possible. L’ADE est jeune. Est ce que cela explique que malgré les résultats, il y ait encore des réclamations ? Elles existent et sont nombreuses, mais elles ne concernent presque plus la disponibilité de l’eau. Ce grave problème est réglé. Souvenez-vous dans les années 2001-2002, les réserves étaient si basses qu’il se disait que notre pays allait importer de l’eau par bateau ? Les barrages, les transferts d’eau qui parfois se font sur des centaines de kilomètres, les stations de dessalement de l’eau de mer ont fait que dorénavant l’eau est disponible en quantité satisfaisante sur la plus grande partie du territoire. Reste la qualité ? Si vous parlez de la qualité de l’eau, elle obéit à des normes très sévères, correspondant à celles de l’OMS. Nos laboratoires effectuent des milliers d’analyses chaque jour. SEAAL, SEOR, SEACO, SEATA, nos filiales, en font de même.
Un nouveau défi, alors ? Oui, et il est de taille. C’est celui de la qualité de nos prestations vis-à-vis de notre clientèle. Nous sommes un service public, qui se doit d’écouter les doléances de nos clients, de traiter leurs réclamations, de faire face à leurs demandes, de veiller à leur accueil. Qu’il s’agisse d’une fuite à réparer, de la contestation d’une facture, fondée où infondée, nous nous devons de les satisfaire. Cette règle a une grande importance. Un client satisfait devient un client civiquement responsable. Donc, la règle pour vous, c’est désormais la qualité avant tout ? C’est la satisfaction de notre clientèle avant tout. Toutefois, nous espérons avoir en retour une relation de gain réciproque en matière de satisfaction, en s’acquittant de ses factures, cela est à peu près acquis partout. Mais qu’il en vienne surtout, et cela est au moins aussi important, à comprendre combien l’eau est précieuse et qu’il a des devoirs à son endroit : la nécessité d’éviter le gaspillage. L’abondance n’est que relative, voire illusoire et peut conduire, sans que le client gaspilleur s’en rende compte, à la pénurie. D’où la nécessité de développer un service public performant. Quelles mesures avez-vous prises pour aller vers ce résultat ? Je n’en citerai qu’une : désormais, grâce à un accord conclu avec Algérie-Poste, nos clients peuvent s’acquitter de leurs factures de consommation d’eau en allant dans n’importe quel bureau de poste, et cela sur l’ensemble du territoire national. Vous n’auriez pas pu mener de front le défi de la quantité et de la qualité ? Nous n’avons jamais négligé la question de la qualité du service de l’eau. Elle ne pouvait être prioritaire dans un pays trop déficitaire du point de vue de la ressource.
Hocine Nécib, notre nouveau ministre, n’a pas manqué de nous donner une directive en parfaite adéquation avec les directives d’Abdelmalek Sellal: celle de faire en sorte que la qualité du service assuré franchisse un pas décisif du point de vue de la qualité. L’intérêt qu’il porte à cette question est tel qu’il est très fréquemment en visite sur les chantiers, les lieux de projets, partout là où il peut prendre la mesure des efforts en cours et plus encore de ceux à accomplir, pour amener le service public à un niveau de qualité optimal. Ses directives sont fort claires et dites avec suffisamment d’insistance, pour en faire sentir l’importance. Nous nous y employons, notamment par la formation de nos 25.000 employés qui ont saisi l’enjeu social que représente la qualité de leur engagement professionnel quotidien…
Résumons donc, cet entretien. L’Algérienne des eaux ? Faire et apprendre à faire. Puis sans cesse à mieux faire…
article original ici

jeudi 6 décembre 2012

l'économie de l'eau, le défi du XXIe siècle...

«Tirer profit des stations de dessalement» - La Dépêche de Kabylie
«  Les différents barrages, à l’instar de Beniharoun et celui de Koudiat Acedoune, vont être mis à contribution pour alimenter les régions qui souffrent de manque de pluie. Mais il faudra aussi mettre à profit les stations de dessalement d’eau de mer, dans le but de diminuer cette disparité évidente en matière de pluviométrie »

mercredi 28 novembre 2012

La réduction des fuites...

La réduction des fuites dans les réseaux d'alimentation en eau potable, document élaboré par l'ONEMA - l'office national de l'eau potable et des milieux aquatiques...

jeudi 22 novembre 2012

Le Barrage Béni Haroun


Un management en deçà des enjeux
Le barrage de Béni Haroun est un grand complexe hydraulique stratégique en Algérie, situé dans la Wilaya de Mila au nord-est de l'Algérie. Le barrage de 120 m de hauteur, est le plus important et le plus grand barrage en Algérie avec une capacité de 960 millions de mètres cubes. Le barrage proprement dit est constitué d’une digue renforcée de 1,5 million de m3 de béton roulé compact.
Avec sa grande station de pompage d'eau brute, dont la puissance est de 180 MW, le barrage alimente en eau potable plusieurs régions limitrophes de la wilaya de Mila, notamment les wilayas de Jijel, Constantine, Oum el Bouaghi, Batna et Khenchela. Le barrage fournie également une quantité importante d'eau d’irrigation pour quelques centaines de hectares d'exploitations agricoles dans les régions voisines.  
Voilà cinq ans, le 18 novembre 2007 exactement, que l’eau de Beni Haroun coulait pour la première fois dans les robinets. En grande pompe, le président Bouteflika venait de mettre en service le barrage, le deuxième d’Afrique, source intarissable de la fierté algérienne et remède infaillible à la sous-alimentation en eau potable dont souffraient des pans entiers de la population de l’Est. Aujourd’hui, le système de transfert des eaux destiné à alimenter six wilayas de l’Est fonctionne en partie, en attendant la réception de l’infrastructure toujours en chantier. En dépit des satisfecit officiels et le marketing discursif qui glorifie les étapes, des points noirs entachent l’oeuvre et mettent en péril l’avenir de cette infrastructure. En effet, durant ce mois, la wilaya de Mila a été alimentée avec un plan B et ce n’est pas la première fois. Ce qu’on nous a caché, c’est que des pompes flottantes ont été dressées au barrage de Sidi Khelifa pour pallier la panne de la méga-station de pompage de Beni Haroun. Une énième panne qui suscite des interrogations sur la fiabilité des choix opérés. Le contrat qui lie le groupe français Alstom, fournisseur et gestionnaire de la station de pompage, et le gouvernement algérien, via l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), montre aujourd’hui plusieurs insuffisances au préjudice de la partie algérienne. Et ces erreurs ne manquent pas de provoquer des litiges. L’ANBT a suspendu, en effet, le paiement d’Alstom depuis novembre 2011 et durant presque une année à cause des réserves concernant le non-fonctionnement des deux pompes en même temps. Le plus grave est que ce contrat s’achève en 2017 et la société risque de quitter Beni Haroun sans avoir pu faire fonctionner les deux pompes en même temps, comme prévu.
QUI PILOTERA LES POMPES APRÈS ALSTOM ?
Du côté français, on explique cette option par la peur de provoquer un tsunami si l’on vient à mettre en marche l’ensemble de la station. Une dame cadre, qui n’a pas souhaité révéler son identité, affirme que les canalisations installées entre Beni Haroun et le  barrage de Sidi Khelifa (800 m d’altitude) sont d’un diamètre inférieur aux besoins et ne peuvent supporter la pression des deux pompes en même temps. D’ailleurs, en mai dernier, une catastrophe a été évitée de justesse suite à l’éclatement du canal. Notre source affirme aussi que ces conduites ont été placées par une société italienne et de façon provisoire. Pour y voir plus clair, nous avons tenté à plusieurs reprises de joindre Rachid Merghemi, directeur d’exploitation de la station de pompage pour l’ANBT, ainsi que la direction de l’agence, en vain. En privé, un autre cadre de l’ANBT a réfuté toutes «les allégations» de l’autre partie en soutenant que ces conduites obéissent aux normes.
Toutefois, notre source regrette que la partie algérienne n’ait pas droit de regard sur les aspects techniques de l’exploitation de la station de pompage. En tout cas, le contrat semble avoir été mal ficelé du côté algérien, en témoigne encore l’absence de clauses relatives à la formation du personnel. «C’est grave!», s’indigne un autre cadre de l’agence.
Une fois le contrat Alstom arrivé à son terme, c’est-à-dire dans cinq ans, les Algériens se retrouveront dans l’incapacité de faire fonctionner la station qui, faut-il le rappeler, est un prototype conçu spécialement pour Beni Haroun.
ABSURDE DÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE
Last but not least, l’alimentation de la station en énergie électrique est devenue problématique et offre au fournisseur français des arguments solides pour défendre sa position. En effet, Alstom s’est plaint à plusieurs reprises de l’alimentation de son mastodonte énergivore, jugée insuffisante et source de problèmes. Les coupures intempestives, qui ont affecté le pays durant l’été dernier, n’ont pas épargné le système en dépit de la dotation d’un transformateur. La panne sérieuse, qui a mis hors service les pompes en août dernier, nécessitant le déplacement de M.Sellal, a été l’occasion d’exposer la situation. Néanmoins, le problème a été réglé provisoirement, et actuellement les pompes fonctionnent sans arrêt 10 jours par mois. Cette situation ne manque pas de susciter des interrogations sur la réticence du gouvernement à exploiter le barrage pour la production de l’électricité. La station consomme à elle seule 200 MW (l’équivalent de la consommation de Constantine-ville), et par ces temps de crise et d’incapacité de Sonelgaz à fournir régulièrement cette énergie, il paraît absurde d’ignorer l’option pour ainsi garantir à la station son autonomie énergétique et alimenter éventuellement les localités proches.
Lors de sa visite en août dernier, Abdelmalek Sellal avait promis le transfert des eaux de Beni Haroun vers les wilayas de Batna, Oum El Bouaghi, Khenchela et Tébessa dans un délai de deux ans. Même si les travaux avancent à une cadence remarquable et même si l’on prévoit la réception avant la fin de l’année des deux barrages intermédiaires d’Ourkis (Aïn Fakroun) et Bousiaba (El Milia), plusieurs cadres proches du dossier estiment que le système entier ne fonctionnera pas avant au moins trois ans. Mais la question qui s’impose aujourd’hui au vu des erreurs stratégiques apparues dans la gestion du dossier de Beni Haroun consiste à savoir si cet investissement, qui a coûté énormément à l’Etat et sur
lequel reposent les espoirs de pans entiers de la population, est à l’abri des menaces qui peuvent remettre en question sa pérennité. (Nouri Nesrouche)

voir ici l'article original publié sur le quotidien El Watan

lundi 19 novembre 2012

MARSEILLE - Loïc Fauchon passe la main

Le Conseil mondial de l'eau (CME), qui réunit des entreprises du secteur et des ONG, réunit lundi son assemblée générale au Parc Chanot et élit son nouveau président. Celui-ci succédera à Loïc Fauchon, président de la Société des eaux de Marseille, filiale de Veolia, et président du CME depuis 2005. En mars, la cité phocéenne avait accueilli le 6e Forum mondial de l'eau qui avait rassemblé près de 500 maires, 140 délégations ministérielles et 2000 ONG. Le prochain Forum se déroulera à Daegu, en Corée du Sud, en 2015. voir ici l'article original

Une seule candidature est aujourd'hui annoncée pour le remplacer. Il s'agit de celle de l'actuel vice-président du CME, Benedito Braga, un Brésilien qui y représente l'École polytechnique de l'université de Sao Paulo.

Loïc Fauchon, pendant ce temps va se consacrer à la Société des eaux de Marseille dont l’avenir est suspendu au renouvellement, le 1er janvier 2014, du contrat la liant à Marseille Provence métropole pour l’approvisionnement en eau. C’est en ce moment que ça se discute. La SEM emploie 2 000 personnes et ce contrat représente 80% de son chiffre d’affaires (lien ici)

seaco

jeudi 15 novembre 2012

L'accès aux toilettes

La plupart des habitants des pays en développement ne savent même pas que depuis la déclaration faite par les Nations Unies, l'accès à un assainissement de base et à une eau potable est devenu un droit humain. Faire en sorte que ce droit soit connu d’un plus grand nombre pourrait permettre d’exercer une plus grande pression sur les gouvernements.
Dans certains endroits, en particulier en Inde, il est courant de déféquer en plein air, pratique qui mène souvent à la diffusion de maladies telles que le choléra ou la typhoïde. Toutes les 20 secondes, une personne meurt de maladies liées à la diarrhée...


samedi 3 novembre 2012

La Réutilisation des Eaux Usées

Paru sur le quotidien El Watan du 31/10/2012, un article sur la réutilisation des eaux usées.... lien 

- Les agricultures algériens, a déclaré aujourd’hui Hocine Necib, doivent « changer de mentalité » et tirer profit des eaux traitées par les stations d’épuration et mises à leur disposition gratuitement. Pour lui, c’est là une condition sine qua non pour atteindre, d’ici à 2014, l’objectif d’un milliard de m3 d’eaux épurées destinées à l’irrigation. L’Algérie aspire à porter les surfaces agricoles irriguées de 120.000 hectares actuellement à 600.000 hectares en 2014... lien

Je vous propose cette article, une reprise des mes anciennes publications, pour mes collègues de l'ONA...
la réutilisation des eaux usées...
La réutilisation des eaux usées est une pratique très répandue dans les régions du monde affectées par des pénuries de ressources en eau. Elle est, par exemple, très développée aux Etats-Unis, au Mexique et plusieurs pays d’Amérique du Sud, l’Australie, l’Afrique du Sud, le Japon, la Chine et les pays du Golfe Persique,…Le bassin méditerranéen est l’une des régions du Monde où la réutilisation agricole des effluents urbains est la plus pratiquée. Elle est largement systématisée en Israël, la Tunisie constitue aussi un autre exemple d’une politique nationale de réutilisation.
Israël emploie 75 % des eaux recyclées pour irriguer les champs. Il s’agit d’une quantité sans précédent dans le monde. A titre de comparaison, l’Espagne qui vient après Israël dans ce domaine n’utilise que 10 % des eaux recyclées pour irriguer les terrains agricoles.
Le marché semble prometteur, si l’on en croit le rapport publié le 31 mai 2005 par l’Institut Global Water Intelligence. « Sur les 369 milliards de mètres cubes (m3) d’eaux usées collectés dans le monde chaque année, 7,1 m3 sont réutilisés. C’est ce qu’on appelle le « re-use ». D’ici 2015, le volume d’eau réutilisée devrait connaître une croissance de 180%. Le dessalement de l’eau de mer, autre méthode alternative, enregistrerait « seulement » une augmentation de 102%. La Chine et la zone Moyen-Orient/Afrique du Nord sont les principales régions qui devraient voir leur capacité installée augmenter pour le re-use, respectivement de 29% et de 12% d’ici 2015. »
 Algérie : quelques exemples de périmètres d’irrigation projeté où existant utilisant les eaux usées épurées  Tlemcen : la mise en service du périmètre irrigué de Hennaya sur 912 hectares à partir des eaux usées épurées de la station d’épuration de Ain El Hout (Tlemcen). Constantine : Le périmètre d irrigation partir de la STEP de Hamma Bouziane Constantine sur une superficie de 327 ha.  Périmtre de Dahmouni (wilaya de Tiaret) sur une superficie de 1.214 ha. Périmetre d irrigation partir de la STEP de la ville de Bordj Bou Arreridj sur une superficie de 350 ha. Périmetre d irrigation de M’leta partir de la STEP Oran sur une superficie de 8.100 ha. 
quelques liens...  
Ex. de recyclage des eaux usées en Algérie : lien
Les eaux usées contiennent des matières solides, des substances dissoutes et des microorganismes. Ces derniers sont la cause des principales restrictions imposées à la réutilisation des eaux usées…. L’ensemble de ces organismes peut être classé en quatre grands groupes : les bactéries, les virus, les protozoaires et les helminthes.

Réutilisation des eaux usées

*Conseil Supérieur d’hygiène Publique de France et recommandations établies par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Contrainte de type A : celle des consommateurs de produits pouvant être consommés crus « cette exigence doit être complétée par la mise en œuvre de techniques d’irrigation limitant le mouillage des fruits et légumes : irrigation gravitaire,.. »
Contrainte de type B  Ce niveau est requis pour l’irrigation par voie gravitaire ou à la raie des vergers, des cultures céréalières et fourragères, des pépinières et des cultures de produits végétaux consommables après cuisson (pommes de terre, betterave, choux, carottes,…)
Contrainte de type C Aucune limite n’est fixée pour des cultures céréalières, industrielles et fourragères, des vergers et des zones forestières mais aussi pour les espaces verts non ouverts au public.
Contraintes chimiques  Les recommandations du Conseil Supérieur d’hygiène Publique de France et l’Organisation Mondiale de la Santé abordent également la qualité chimique à laquelle doivent répondre ces eaux.
« Les effluents à dominante domestique définis par la norme NFU 44041 peuvent être utilisés, après épuration, pour l’irrigation des cultures et l’arrosage des espaces verts. L’utilisation d’effluent à caractère non domestique, du fait de la présence possible (en quantité excessive) de micropolluants chimiques minéraux ou organiques, reste assujettie à un examen particulier de leur qualité chimique ; dans certains cas, elle pourra être interdite. 
« Norme NFU 44041 : Un rejet d’effluent urbain est réputé à dominante domestique lorsque ses caractéristiques mesurées sur un échantillon moyen sur 24h prélevé avant les traitements préliminaires et décanté pendant 2h sont telles que le rapport de sa DCO à sa DBO à 5 jours est inférieure ou égale à 2.5, sa DCO inférieure à 750 mg/l, sa teneur en azote Kjeldahl inférieure à 100 mg/l. »
 
Réutilisation des eaux usées traitées dans le Monde
 Le continent américain :  quelques exemples...
- Au Etats-Unis, 34 états disposent de réglementations relatives à l’usage agricole des eaux usées. Les grandes réussites de réutilisation des eaux usées traitées sont ceux de Bakersfield et Orange County en Californie et Mantee County en Floride.
 A Bakersfield, 64000 m3 par jour sont utilisés pour l’irrigation de coton, de luzerne, de mais, d’orge et de betteraves à sucre.
A Orange County, 800 hectares d’espaces verts urbains sont arrosés et 400 hectares de terres agricoles sont irrigués.
A Manatee County, 79000 m3 par jour sont utilisés pour irriguer des terrains de golf et des parcs et 3000 hectares de cultures agricoles et de pépinières sont irriguées.
D’autres exemples, la création de lacs artificiels alimentés en tout ou partie par des eaux usées épurées. (en 1961, le lac Santee en Californie a été mis en eau et alimenté par des eaux usées épurées et désinfectées. L’autorisation de baignade a été donnée en 1965).
Au Mexique, la ville de Mexico utilise les effluents traités par ses 16 stations d’épuration pour l’irrigation des parcs, des jardins publics et des équipements de loisirs. Elles sont utilisées en irrigation agricole et notamment dans le cadre du plus grand plan d’irrigation du monde (45 à 300 m3/s par temps de pluie pour l’irrigation de 90000 hectares).
Le bassin méditerranéen :Le bassin méditerranéen est une région où la pénurie en eau est particulièrement ressentie. La réutilisation agricole est une pratique largement répandue sur le pourtour sud de la méditerranée,  de l’Espagne à la syrie.
 En Israël, elle est l’objet d’une politique nationale. Environ 20% des eaux usées sont infiltrées et rechargent les nappes souterraines dans la région de Tel-Aviv. Elles sont ensuite réutilisées pour des usages divers.
En Tunisie, les eaux usées de Tunis sont utilisées depuis le début des années 60 pour l’irrigation à la Soukra, 4450 hectares de vergers de citronniers.  Elle est le premier pays de l’ouest méditerranéen à avoir adopté des réglementations en 1989 pour la réutilisation de l’eau.
En Grèce, en plus de l’irrigation par les eaux usées traitées, mais la particularité est le nettoyage systématique de toutes les routes, pour l’amélioration globale de l’environnement local......
 Dans le Monde
En Grande Bretagne, cette technique est utilisée principalement pour la recharge de nappe.
L’Allemagne, est également concernée par l’irrigation avec des eaux usées urbaines.
La Hongrie, où 200 millions de mètres cubes d’eaux usées sont utilisées en 1991, pour l’irrigation de diverses cultures.
Le Japon, malgré une moyenne de précipitation annuelle haute (environ 1730 mm par an),la réutilisation est une pratique fortement encouragé, utilisée principalement pour des usages urbains.
L’Australie, l’un des continents les plus secs. La réutilisation concerne l’irrigation des cultures, des prairies, des espaces verts où l’usage industriel.
L’Arabie Saoudite, dans la ville de Taif. Cette ville est équipée d’une station d’épuration traitant 70000 m3/jour. Utilisant des traitements tertiaires, les effluents ainsi traitées sont utilisés pour l’arrosage des parcs, des jardins ou pour nettoyer les rues, les bus, les taxis.
D’autres pays du golfe Persique, l’Afrique du Sud, la Chine, le Maroc, l’Inde, l’Indonésie pratiquent également la réutilisation des eaux usées.
Sous climat méditerranéen, plusieurs études  ont été réalisées sur l’irrigation de cultures au moyen d’eaux usées. La réutilisation des eaux usées épurées pour l’irrigation des cultures à haute valeur ajoutée tel le melon et l’œillet s’avère être une opportunité qui a donné des résultats satisfaisants. « «Utilisation des eaux usées en irrigation : Dimitri Xanthoulis, Faculté des sciences Agronomiques de Gembloux, Belgique »
 La réutilisation des eaux épurées
Le secteur agricole : il existe deux grands groupes de normes d’éliminer les risques sanitaires : les recommandations de l’OMS (1989) et la réglementation californienne« titre22 »(1978). L’objectif principal est d’éliminer les risques sanitaires. Ainsi, pour l’irrigation sans restriction, la pollution microbiologique des eaux usées utilisées doit, selon l’OMS rester au-dessous de 1000 coliformes fécaux (CF)/100 ml et moins de 1 œuf d’helminthe/l. Le « titre 22 » californien fixe des restrictions plus sévères, voire l’absence totale de germes-tests : moins de 2,2coliformes totaux (CT)/100 ml. Dans certains pays, les normes sont draconiennes pour les végétaux destinés à la consommation.
 Le secteur industriel :  les secteurs les plus grands consommateurs en eau sont les centrales thermiques et nucléaires (eau de refroidissement) et les papeteries.
Le secteur urbain et périurbain :Les usages urbains et périurbains deviennent un élément fondamental de la politique de gestion de l’eau dans les grandes agglomérations. Les bénéfices sont importants. La réduction de la demande en eau potable : espaces verts, terrains sportifs, l’aménagement paysager (cascades, fontaines, plans d’eau), le lavage des rues ou des véhicules et la protection contre les incendies.
Réutilisation pour un usage alimentaire :
Utiliser le re-use pour produire de l’eau potable est loin d’être d’actualité en France.
La capitale de la Namibie, Windhoek (250 000 habitants), est d’ailleurs la seule ville au monde, avec Singapour, à produire son eau potable directement à partir des eaux usées. « Il est techniquement possible de réutiliser les eaux usées pour produire de l’eau potable, mais il existe des freins psychologiques »,
A Illawarra, en Nouvelles-Galles du Sud, la première usine de retraitement industriel des eaux usées d’Australie, pour un volume de 20 000 m3 par jour pour la réutilisation par BHP, à Port Kembla.
A Kwinana, en Australie occidentale, une usine de recyclage des eaux usées pour leurs réutilisations par de grandes sociétés industrielles, pour un volume de 16 700 m3 par jour.
A Gerringong, en Nouvelles-Galles du Sud, l’usine de traitement des eaux usées la plus évoluée d’Australie pour les égouts, pour un volume de 2 200 m3 par jour, avec élimination avancée des nutriments biologiques, membranes, traitement à l’ozone/filtre au charbon actif et désinfection par ultraviolets.
le progrès technologique du métier de l’eau permet de produire une eau de très bonne qualité, même à partir des eaux usées. De nombreuses études ont conclu à l’absence d’objection pertinente à la réutilisation des eaux résiduaires correctement traitées à des fins potables. Les principales contraintes pour ce type d’usage sont psychologiques et culturelles associées à la perception de l’eau usée comme dangereuse et malsaine.
L’Islam et la réutilisation de l’eau épurée
http://averroes-institut.ifrance.com/nouveau_fichier123.htm
http://www.idrc.ca/fr/ev-93955-201-1-DO_TOPIC.html
De ce fait, la tendance principale aujourd’hui est l’usage indirect, après un séjour temporaire de l’eau usée traitée dans le milieu naturel. Il faut souligner l’impact psychologique très positif de ce détour par le milieu naturel qui permet à l’eau destinée à la réutilisation de perdre son identité d’eau usée.
Production directe : l’usine de Windhoek, en Namibie. Denver aux Etats-Unis, à Capetown en Afrique du Sud, à Sao Paolo au Brésil et à Mexico City. Selon différentes études, la qualité de l’eau produite est meilleure que celle de bien des ressources naturelles de surface et les étude épidémiologiques indiquent l’absences de risques microbiologique et toxicologiques.
Production indirecte : le stockage intermédiaire peut s’effectuer dans des nappes phréatiques, des lacs ou des réservoirs artificiels. le taux de dilution des eaux usées réutilisées avec l’eau des ressources naturelles varie de 16 à 40%. Aucun impact négatif sur la santé humaine de ce type d’eau réutilisée n’a jamais été détecté.
La réutilisation des eaux usées est une technique en pleine expansion, principalement associée à l’agriculture. Dans les pays où les réserves actuelles d’eau douce sont, ou seront prochainement, à la limite du niveau de survie, le recyclage des eaux usées semble être la technique la plus abordable, tant au niveau financier qu’au niveau technique pour les réutilisations agricoles, industrielles et urbaines ne nécessitant pas une eau de qualité potable.
Les avantages de la réutilisation et du recyclage des eaux usées sont reconnus par de nombreux pays ; ils sont inscrits dans leurs schémas directeurs de l’eau et dans leur politique nationale...
le domaine est si vaste que je vous laisse le soin de continuer ...

 L’épandage agricole des boues de stations d’épuration d’eaux usées urbaines

Introduction :

Les stations d’épuration produisent des résidus d’épuration, qui sont les boues résiduaires. Elles sont composées d’eau et de matières sèches contenant des substances minérales et organiques.
Il existe trois filières d’élimination des boues :
  • épandage en agriculture.
  • mise en décharge.
  • l’incinération.
Exemple de la France : la mise en décharge des boues sera progressivement réduite jusqu’en 2015, puis interdite. Il ne restera alors comme voies d’élimination que l’épandage agricole et l’incinération.
A l’heure actuelle, l’épandage agricole des boues reste en Europe la  principale filière d’élimination.  « Décret n° 97-1133 du 8 décembre 1997 relatif à l’épandage des boues issues du traitement des eaux usées ».
 Processus d’épandage : La réglementation européenne prévoit deux grandes périodes d’épandages : le printemps, de mars à avril, et à la fin de l’été, de août à octobre. L’épandage est interdit en dehors de ces périodes.

La législation internationale concernant l’épandage des boues d’épuration :

- En France :   « Arrêté du 8 janvier 1998 fixant les prescriptions techniques applicables à l’épandage de boues sur les sols agricoles, pris en application du décret n° 97-1133 relatif à l’épandage des boues issues du traitement des eaux usées. »
Tableau 1a : Teneurs  limites en éléments-traces dans les boues
Eléments traces Valeur limite
dans les boues
(mg/kg MS)
Flux maximum cumulé,
apporté par les boues
en 10 ans (g/m2)
Cadmium 20* 0.03**
Chrome 1000 1.5
Cuivre 1000 1.5
Mercure 10 0.015
Nickel 200 0.3
Plomb 800 1.5
Zinc 3000 4.5
Chrome+cuivre+nickel+zinc 4000 6
Sélénium***   0.12
*15 mg/kg MS à compter du 1° janvier 2001 et 10 mg/kg MS à compter du 1°janvier 2004 -  ** 0.015 g/m2 à compter du 1° janvier 2001 - *** pour le pâturage uniquement
Tableau 1b : valeurs limites de concentration en éléments-traces dans les sols
Eléments traces dans les sols Valeur limite en mg/kg MS
Cadmium 2
Chrome 150
Cuivre 100
Mercure 1
Nickel 50
Plomb  100
Zinc 300
- Dans les pays de l’union européenne :
« Directive 91/271/CEE du 21 Mai 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires. »
La directive n° 86/278/CEE du 12 juin 1986 définit les pratiques d’utilisation agricole des boues d’épuration municipales. L’Allemagne, l’Autriche, le Danemark et la Suède sont des pays qui affichent des politiques favorables à l’épandage sous réserve de critères de qualité stricts.
- Aux Etats-Unis :
L’EPA (agence fédérale pour la protection de l’environnement) a mandaté 15 experts indépendants pour étudier l’influence des boues de stations d’épuration appliquées en agriculture. Ils en ont finalement conclu que « l’utilisation raisonnée des boues d’épuration posait des risques négligeables pour les cultures, les consommateurs et l’environnement ».
Bonne lecture ... 
mes remerciements aux amis qui m'ont aidés à rédiger ces articles...
SEACO

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