Un blog pour discuter de la gestion de l'eau en Algérie. Le site est ouvert à tous afin de débattre où de s’exprimer sur le sujet. J’espère que vous trouverez l’information que vous cherchez, un blog à lire…

samedi 27 avril 2013

Le ministre des ressources en eau rassure : “Le volume mobilisé répondra aux besoins de la population”

Chlef : Le ministre des ressources en eau rassure : “Le volume mobilisé répondra aux besoins de la population”
Soulignant que « malgré un taux de raccordement de 95% de la population », le ministre des Ressources en eau, M. Hocine Necib, a affirmé, jeudi dernier que « la wilaya de Chlef connaît quelques insuffisances notamment en zones rurales », mettant en exergue « la nécessité d’orienter les efforts de développement en matière d’alimentation en eau potable (AEP) vers les localités rurales et les zones éparses », a-t-il dit.

lundi 22 avril 2013

L’Algérie veut étancher la soif les Ghazaouis


Le ministre de l’eau palestinien a révélé dimanche 21 avril que l’Algérie contribuera au financement d’une station de dessalement de l’eau sur la côte de la bande de Ghaza. Une urgence pressante étant donné l’extrême pollution de la nappe phréatique ghazaouie.

SEACO : " Une coopération certainement utile et nécessaire envers nos frères palestiniens, dommage d'occulter les résolutions et recommandations du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU qui obligent les gouvernements à boycotter les entreprises qui ont des relations économiques avec Israël, à l'exemple de VEOLIA qui active activement en Algérie... lien "

Longtemps attendus, les travaux d’usine de dessalement de l’eau dans la bande de Ghaza pourraient enfin être lancés. C’est du moins ce que laisse espérer la visite du ministre palestinien chargé de l’eau, Shaddad Al-Attili, qui a rencontré dimanche à Alger son homologue algérien, Hocine Necib. Pour combattre la pénurie hydrique qui frappe la bande de Ghaza, l’Algérie promet de financer à hauteur de 10% cette usine, dont le coût total de construction s’élève à 400 millions de dollars. Une preuve de la longue amitié qui unit Algériens et Palestiniens. « Personne n’oublie que c’est à partir d’Alger que l’Etat palestinien a été proclamé par le défunt Yasser Arafat », a rappelé Shaddad Al-Attili. « Au prochain sommet des ministres arabes des Ressources en eau, nous allons discuter du projet de station de dessalement de l’eau à Ghaza avec l’ensemble des pays de la Ligue arabe. Le Koweït et l’Arabie Saoudite nous ont, eux aussi, confirmé leur contribution à ce projet », a-t-il révélé à nos confrères d’El Watan. L’Algérie formera également « des cadres palestiniens pour gérer indépendamment la station de dessalement, la récupération et le traitement ».

Plus d’eau potable d’ici 2014

Et le temps presse. Selon le Programme des nations unies pour l’environnement, d’ici 2014, l’eau issue de la nappe phréatique ghazouie sera impropre à la consommation. La faute à une inquiétante pollution des sous-sols. Du fait de la surexploitation de la nappe phréatique, l’eau de mer salée s’infiltre dans nappe. Rappelons que la bande de Ghaza représente l’une des plus fortes concentrations de population du monde. « Sur une longueur de 43 km et une largeur de 10 km vivent plus de 1,5 million d’habitants », indique le ministre palestinien chargé de l’eau. Aujourd’hui, l’insalubrité de l’eau de l’aquifère côtier ghazaoui a des conséquences hygiéniques et sanitaires « désastreuses », alarme-t-il. A Ghaza, les enfant « naissent avec des anomalies, comme ceux qui viennent au monde avec une peau de couleur bleue », indique le ministre palestinien chargé du dossier.

« Le fruit de la politique d’occupation d’Israël »

Comme les frontières et la terre, l’eau repose sur un rapport de force entre Israéliens et Palestiniens dans les Territoires occupés. Un rapport de force qui tourne toujours en faveur de ces premiers. En vertu des Accords d’Oslo de 1994, ils contrôlent 80% des ressources hydrauliques en Cisjordanie , laissant moins de 18% aux Palestiniens. Ainsi, un Palestinien consomme en moyenne 70 litres d’eau par jour contre 300 litres pour les Israéliens, selon l’ONG palestinienne Ewash. Un niveau de consommation inquiétant car en-dessous des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, qui préconise d’utiliser quotidiennement au moins 100 litres d’eau.

Pire, les Palestiniens résidant dans la zone C en Cisjordanie en sont réduits à acheter aux Israéliens l’eau qu’ils extraient sous leurs pieds. « Tout cela est le fruit de la politique d’occupation d’Israël, qui interdit au peuple palestinien de jouir de sa propre eau, notamment celle du Jourdain », dénonce le ministre de l’Eau palestinien, qui rappelle que l’entité sioniste leur interdit de creuser ou de réparer des puits depuis 1967. Pour lui, Israël utilise cette ressources naturelle comme une arme politique et coloniale. Ils veulent « pousser les habitants de Ghaza à quitter ce territoire. C’est sa logique pour dépeupler notre terre. Raison pour laquelle il interdit aux réfugiés palestiniens de 1948 de retourner en Palestine », lâche-t-il.

source : ISM

dimanche 21 avril 2013

AEC et General Electric fêtent cinq années d'approvisionnement en eau potable de la ville d'Alger : La station de dessalement d'eau de mer El ...


Les entreprises Algerian Energy Company (AEC) et GeneralElectric (GE) marquent la cinquième année depuis l'inauguration de la station de dessalement d'eau de mer d'El Hamma, l'une des principales sources en eau potable de la ville d'Alger.
La plus grande station de dessalement d'eau de mer d'Afrique, El Hamma fut inaugurée en 2008 et fournit aujourd'hui de l'eau potable quotidiennement à presque un million et demi d'Algérois.
Grâce à l'utilisation d'une membrane à osmose inverse certifiée " GE ecomagination ", l'usine d'El Hamma purifie près de 200 000 m3 d'eau de mer par jour, fournissant ainsi au quotidien une eau propre et potable à plus de 25% de la population de la ville. La station a jusqu'ici traité près de 300 millions de m3 d'eau potable, soulignant par là son importance stratégique pour répondre aux besoins quotidiens de la ville d'Alger, selon un communiqué transmis à notre rédaction.
" La station de dessalement d'eau de mer d'El Hamma est une réalisation dont nous sommes très fiers : c'est l'un des projets les plus importants de GE, non seulement en termes d'investissement, mais aussi en termes de dimension et dans la façon dont elle a changé la vie des gens, " a déclaré le directeur général de GE Power & Water et responsable de l'opération de l'usine d'El Hamma.
" Nous nous engageons à renforcer nos partenariats dans le pays et, alors que l'Algérie se concentre aujourd'hui sur l'amélioration de son système de gestion des eaux usées, nous voyons de nouvelles opportunités de croissance capables d'améliorer la vie des gens. Nous avons construit des partenariats solides dans le pays et la station d'El Hamma est un témoignage réel de la façon dont nos technologies apportent des améliorations concrètes à la communauté. "
Il y a lieu de noter que la station de Hamma appartient à Hamma Water Desalination Spa (HWD), une joint-venture (JV) entre GE - qui possède 70% de la JV - et l'Algerian Energy Company (AEC) qui possède les 30% restants.
GE est responsable des opérations de la station sur 25 ans d'après un accord de maintenance et d'opération. HWD a signé un agrément " take or pay " de vente et d'achat d'eau avec l'Algérienne des Eaux (ADE), l'autorité algérienne de l'eau et Sonatrach.
Il y a lieu de rappeler que l'usine est exploitée par 70 employés algériens, soit une croissance de 27 % depuis 2008,preuve des efforts continus de GE quant au renforcement du capital humain algérien et l'enrichissement du talent des professionnels locaux.
Avec des projets tels que la station de dessalement d'eau de mer d'El Hamma, GE continue à développer sa position de leader pour la fourniture de stations de dessalement d'eau de mer de grande envergure utilisant la technologie de membrane à osmose inverse certifiée " GE ecomagination " afin de créer de nouvelles sources d'eau propre. La technologie de dessalement de GE est utilisée dans plus de 1 500 stations à travers le monde, fournissant ainsi plus deux milliards de gallons d'eau potable quotidiennement pour une utilisation municipale, industrielle ou encore agricole. Les produits ecomagination de GE sont vérifiés indépendamment afin de mieux aider à résoudre les défis environnementaux les plus difficiles grâce à la production de sources abondantes d'eau propre ; de sources plus propres également et plus efficaces d'énergie et la réduction des gaz à effet de serre.
Meziane Atmani.
lire ici l'article original publié le 21/04/2013 sur le quotidien de l'économie

mercredi 17 avril 2013

ارحل - Dégage

Aujourd'hui est un grand jour, les travailleurs de la SEACO ont réussi à faire entendre leurs voix.
La journée de protestation programmée de longue date a enfin eu lieu dans le calme et la bonne humeur, elle a rassemblé devant le siège de la direction générale de l'entreprise les travailleurs autour d'un seul mot d'ordre " Que Le Directeur Dégage "

Bien encadrés, les travailleurs rassemblés autour des membres du syndicat ont repris en cœur, avec détermination, de nombreux slogans, expliquant aux nombreux journalistes présents les principales revendications qui ont poussées à faire cette journée de protestation.
Grace à leur détermination, la journée a été une véritable réussite. Une journée de retrouvailles entre collègues et amis de longue date, où se côtoyait jeunes et moins jeunes, cadres et agents pour un seul mot d'ordre " Que Le Directeur Dégage "...

Afin d'assurer la préparation et la bonne organisation de cette journée, des consignes strictes avaient été données pour mobiliser un nombre limité de travailleurs et de laisser la majorité des travailleurs à leur poste de travail afin d'assurer la mission de service public de la SEACO.
La seul ombre au tableau, pour des raisons obscures et non dénuées de mauvaises intentions, la direction générale qui veut passer au statut de victime est restée fermée toute la journée malgré les assurances des travailleurs et de leurs représentants qu'aucunes consignes ne sera données pour bloquer le bon fonctionnement de l'entreprise.

Oui pour un partenariat de qualité, Non à la division et la médiocrité...
Oui pour travailler ensemble, non à la Hogra... 


lien : ici - ici la tribune ici


Les valeurs saines triomphent ! Believe in God

SEACO ! AGISSEZ AVEC NOUS, ON AVANCE ENSEMBLE



à suivre...





dimanche 14 avril 2013

Messaoud Terra, directeur de l’eau potable au Ministère des Ressources en eau: «L’Etat a alloué 25 milliards de dollars pour que l’eau soit accessible à tous les Algériens »

Le Chiffre d’Affaires: Peut-on dire que le secteur de l’eau a connu une évolution appréciable ?

Messaoud Terra : La politique de l’eau prônée par l’Etat permet aujourd’hui à satisfaire pratiquement l’ensemble de la population algérienne. Mais il faut dire, qu’entretemps, le secteur est passé par plusieurs étapes. Je vais donner quelques indicateurs: l’Algérie en 1962, avec une population de neuf millions d’habitants, était essentiellement rurale. Plus de 80% des algériens habitaient dans les zones rurales où l’accès à l’eau potable tel que nous connaissons aujourd’hui était inexistant.

L’alimentation en eau potable ne concernait donc que les zones urbaines et les sites coloniaux. Le reste des algériens devait se débrouiller pour boire, se nourrir, se laver ou entretenir son petit lopin de terre. Nos concitoyens de l’époque allaient chercher leur eau dans des fontaines ou ces sources traditionnelles qui existaient dans chaque village du pays. On n’était pas donc dans les normes universelles. On peut dire que cette situation a perduré jusqu’en 1970, année d’un véritable démarrage du secteur.

Vous voulez dire que le vrai démarrage a eu lieu en 1970 ?

Absolument. En 1970 est né le Secrétariat d’Etat à l’Hydraulique. C’était la première fois que le secteur relevait d’un ministre, compte tenu de l’accroissement de la population et les besoins que celle-ci exprimait en matière d’eau potable. La prise en charge des préoccupations des citoyens devait aboutir aussi à la création de la Sonade, Société chargée de la distribution d’eau potable à travers le pays. Malheureusement, cette société ne pouvait se développer à l’intérieur du pays parce que les communes estimaient que la mission de distribution était de leur seul ressort. Ce qui a engendré, deux ans après la création de Sonade, c’est-à-dire en 1974, à une restructuration. Sonade devait s’occuper uniquement de la production. Quant à la distribution, elle relevait aux communes conformément aux désidératas de celles-ci. Les pouvoirs publics estimaient à l’époque que cette manière de faire était correcte en attendant bien sûr d’aller vers une meilleure organisation.

Comment était organisée la gestion de l’eau pour la capitale ?

La capitale répondait à un autre schéma avec la création de Sedal, une société de distribution d’eau potable d’Alger spécialement dédiée à Alger. En même temps, c’est-à-dire en 1983, on a entrepris la fameuse restructuration des entreprises publiques à l’échelle nationale, et la Sonade qui n’était pas en reste, a donné naissance à 13 établissements de distribution régionaux. Chaque établissement prenait en charge deux à trois wilayas. Juste après, c’est-à-dire en 1987, il fallait passer à une autre restructuration, entre autres, des entités publiques régionales pour la prise en charge des plus importantes wilayas, et la mise en place de 26 entreprises de l’eau dans autant de wilayas et placées sous l’autorité du wali. Cette situation est restée telle jusqu’à l’année 2000.

L’année 2000 était-elle celle des grands changements ?

Effectivement. Avec l’expérience acquise sur presque deux décennies, à savoir de 1983 à 1999, et vu les cycles de sécheresse qu’a connu l’Algérie et les fréquentes pénuries d’eau, l’Etat a décidé de mettre le paquet en renforçant le secteur, par la création de deux établissements publics à savoir l’Algérienne des eaux (ADE) pour la production et la distribution de l’eau potable et l’ONA (Office national pour l’assainissement) pour l’assainissement. Il faut préciser que le service de l’assainissement était totalement délaissé du fait que ce secteur a toujours été à la charge des communes, et ce jusqu’à 2001 date de création de ces deux Epic. Il ne faut pas oublier que depuis 2001, l’Etat a investi plus de 25 milliards de dollars pour le secteur de l’eau. Une enveloppe qui a permis au pays de construire des dizaines d’infrastructures, entre barrages, usines de dessalement d’eau, retenues collinaires, ou encore le mégaprojet In Salah-Tamanrasset.

Pensez-vous que le nombre de barrages est suffisant pour sécuriser le pays ?

La France coloniale a laissé 13 petits barrages derrière elle, dont la majorité était concentrée à l’Ouest pour irriguer les grands périmètres coloniaux. En tout, la capacité de ces barrages était de l’ordre de 430 millions de mètres cubes. L’équivalent d’un de nos nombreux barrages actuellement en activité. A l’heure actuelle, le secteur des ressources en eau compte 70 barrages de grande et moyenne envergure, avec une capacité de 7 milliards de mètres cubes. Cela dit, les chantiers ne s’arrêtent pas puisque quatre barrages seront réceptionnés au courant de 2013 dont deux à Sétif et les deux autres à Oum El Bouaghi et Khenchela. Et dès l’année prochaine, précisément, le «parc» sera doté de 84 barrages totalisant une capacité globale de 8,9 milliards de mètres cubes. En outre, la construction de deux barrages sera lancée à Batna et Tarf cette année, alors qu'en 2012, deux barrages ont été lancés à Souk Ahras et Tizi Ouzou.

Le taux de remplissage est-il donc appréciable, sécurisant ?

Le taux de remplissage des 65 barrages en exploitation en Algérie a atteint 81%, un record jamais atteint en Algérie depuis plusieurs décennies. Comme signalé par l’Agence nationale des barrages, ce taux représente une quantité d’eau de 5,55 milliards de m3 emmagasinée au 21 mars, en hausse de 8,46% par rapport à la même période de 2012. Il faut dire qu’au total, 17 barrages à travers le pays sont totalement remplis dont celui de Beni Haroun (Mila), le plus grand barrage en Algérie avec une capacité d’un milliard de m3. A l’Est du pays, qui a connu le taux de remplissage le plus élevé avec une moyenne de 87%, huit barrages sont déjà remplis à 100%. Il s’agit principalement des barrages de Mexa à Tarf (30 millions m3), de Boussiaba et Kissir à Jijel avec respectivement 120 millions et 68 millions de m3. La ressource est donc disponible, Dieu merci. Hormis la consommation domestique et industrielle, l’agriculture sera aussi assez bien servie. Je n’omettrai pas de signaler l’apport des usines de dessalement, installées sur une bonne partie de notre littoral et qui contribuent aussi énormément à la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable. Par ailleurs, je dois également souligner que pas moins de 157 projets de grande et petite hydraulique ont été lancés en 2013, et portent sur l’adduction d’eau potable en faveur de plusieurs communes, le dessalement d’eau de mer et l’assainissement. Je peux donc rassurer mes compatriotes que l’année 2013 est sécurisée, et pour les régions de l’Est, il est possible d’assurer une sécurité en eau potable sur plusieurs années.

Et le sud du pays ?

Grâce à l’albien, cette nappe de 40 000 mille milliards de mètres cubes, l’Algérie est aujourd’hui en mesure de répondre à la demande de toute agglomération du Sud. Que ce soit l’approvisionnement en eau potable pour les citoyens ou pour l’agriculture, Dieu merci, nous sommes à l’abri. A l’aide des forages, notamment, on peut dire que la quasi-totalité des localités du Sud sont pourvues d’eau potable. Je ne peux parler du sud sans évoquer le méga projet de transfert d’eau «In Salah-Tamanrasset». Pour sécuriser Tamanrasset, l’Etat n’a pas hésité d’opter pour une option qui consiste à transférer l’eau d’In Salah à cette ville de l’extrême sud du pays, soit 750 km. Le méga projet est conçu pour répondre à la demande de l’eau en prenant compte de l’évolution de la population locale pour 40 ans à venir. Ce projet de transfert est destiné à couvrir le besoin des habitants à l’horizon 2050 avec une dotation de l’ordre de 250 litres/jour (l/j) à une population qui passera, selon les estimations à 400 000 habitants.

La formule de la gestion déléguée confiée aux étrangers est-elle bénéfique au secteur, ou, au contraire, serait-il temps que les algériens reprennent le management des sociétés concernées comme la Seaal (Alger), la Seor (Oran) et la Seaco (Constantine) ?

Il ne faut pas oublier que ce secteur relève du secteur public. Ces sociétés appartiennent totalement à l’Etat algérien par l’entremise de l’ADE et de l’ONA. Les étrangers ne s’occupent que de la gestion avec des obligations de résultats. Par exemple la Seaal, Société des eaux et de l’assainissement d’Alger, est gérée par des cadres de Suez Environnement, suivant un contrat de management signé avec les autorités algériennes. Cette formule est appelée également gestion déléguée. L’accord a été signé en mai 2006. D’une durée de cinq ans, le contrat qui a été reconduit en 2011 vise à assurer une distribution continue de l’eau dans toute la wilaya d’Alger. En d’autres termes, tous les habitants d’Alger doivent recevoir de l’eau en H24. Parmi les objectifs du contrat, figure également la réduction des fuites d’eau. A l’époque où l’accord a été passé, le taux de déperdition atteignait les 40%. Cela étant dit, Suez est tenu de préparer la relève et devra passer un jour la main à des cadres algériens qui assureront la gestion du réseau de distribution d’Alger.

A-t-on atteint les normes internationales en matière d’accessibilité d’eau potable ?

Pas moins de 94% de la population algérienne est raccordée à l’eau potable. Ce taux dépasse les critères de l’ONU et de la Banque mondiale qui estime que 2,6 milliards de personnes, soit 40% de la population mondiale, n’ont pas accès à des installations sanitaires améliorées. Dites-vous bien que notre pays figure en pôle position dans ce domaine dans le monde. L’eau coule dans les robinets chez l’écrasante majorité des Algériens au moment où les critères d’accessibilité d’eau potable arrêtés par l’ONU stipulent que l’on a de l’eau même si les gens se déplacent jusqu’à 10 km de chez-eux pour l’avoir. Donc nous sommes en deçà, et de très loin, de la norme internationale, et ce grâce à la politique prônée par l’Etat à ce secteur.

Entretien réalisé par 
Sid Ahmed Sahnoun

Repères

L’albien: une réserve de 40 000 milliards de m3

Les réserves en eau potable du Sahara sont estimées à 40 000 milliards de m3. Selon les experts, il existe dans le Sahara deux sortes de gisements d’eau: un «albien terminal» et un «albien intercalaire». L’albien terminal qui se trouve entièrement dans les régions de Tidikelt, El-Menéa, Adrar et Ghardaïa, contient des eaux pures qui se trouvent à de petites profondeurs de la surface.

L’albien: possible raccordement du Nord

L’exploitation de l’eau de ce gisement n’est pas onéreuse et peut même être destinée à l’approvisionnement des villes du Nord, particulièrement Alger, située à 500 kilomètres de ce gisement. Le deuxième gisement «albien intercalaire» s’étend sur une superficie de 7 000 km² et englobe outre l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Il contient des eaux profondes et chaudes qui sont actuellement exploitées depuis 1991 par la Libye. En 1984, ce pays avait lancé un ambitieux projet pour la réalisation d’un grand fleuve artificiel pour acheminer l’eau de ce gisement vers les régions du Nord.

Investissements: 15 milliards de dollars pour 2010-2014

L’Algérie a prévu d'investir plus de 15 milliards de dollars dans l'eau entre 2010 et 2014, avec notamment 19 nouveaux barrages, des stations de dessalement et des réseaux de transfert, et a lancé la construction depuis 2004 de 15 stations de dessalement d'eau de mer pouvant produire près de 2,3 millions de m3/jour, et confié la gestion de l'eau des grandes villes à des opérateurs étrangers.

Ressources mobilisables 

Les ressources hydriques disponibles et mobilisables en Algérie sont estimées à 17,2 milliards m3, dont 12 milliards de ressources superficielles dans le Nord, 2 milliards de ressources souterraines (Nord) et 5,2 milliards m3 dans le Sud (superficielles et souterraines).

Réseau d’eau potable: 94% de la population reliée 

Pas moins 94% de la population algérienne a aujourd'hui accès à l'eau potable, contre 35% à l'indépendance du pays en 1962. En 1962, seuls les  Français qui étaient là pouvaient disposer d'une quantité quotidienne ne dépassant pas 80 litres par habitant.

1962: 13 barrages. 2013: 71 barrages

L’Algérie, dont la population a atteint 37 millions d'habitants, dispose de 71 barrages hydrauliques pouvant mobiliser 7,4 milliards de m3 d'eau. A l’indépendance, l'Algérie disposait de 13 petits barrages d'une capacité de 454 millions de m3 pour une population totale de 9 millions d'habitants.

Gestion déléguée: Trois opérateurs étrangers 

En 2011, le gouvernement a décidé de reconduire pour une durée de cinq ans le contrat du français Suez Environnement pour la gestion des eaux d'Alger, «car l'opérateur a ramené le taux de déperdition de l'eau de 30% à 17%». Quant à la distribution de l'eau à Oran (la grande ville de l'Ouest algérien) se fait par l'espagnol Agbar (détenue à 75% par Suez) et celle de Constantine (400 km à l'Est d'Alger), est gérée par la Marseillaise des eaux.

Ressources mobilisables

Les ressources hydriques disponibles et mobilisables en Algérie sont estimées à 17,2 milliards m3, dont 12 milliards de ressources superficielles dans le Nord, 2 milliards de ressources souterraines (Nord) et 5,2 milliards m3 dans le Sud (superficielles et souterraines).

lire ici l'article original publié sur le quotidien national le chiffre d'affaire du 14/04/2013

SEATA - Les travailleurs exigent l’ouverture d’une enquête avant qu’il ne soit trop tard

Les accusations lancées par le responsable de l’Exécutif à l’encontre des responsables de cet organisme, durant la session du conseil populaire de la wilaya ,et à travers lesquelles il leur est reproché d’être à l’origine des retards considérables ,dans l’exécution d’importants projets relevant de ce secteur, propos après lesquels une grande partie des travailleurs cherchent à connaitre les raisons du silence affiché par les autorités locales, quant à la mauvaise gestion qui régnait jusque là au sein de cet organisme bien avant que soient mises à nu ces déclarations.
De source bien informée , on apprend que la wilaya d’Annaba a enregistré une perte évaluée à 3800 milliards de centimes causée par la mauvaise gestion, et ayant servi d’investissement pour le renouvellement des réseaux d’assainissement et d’adduction d’eau potable, mais les dépenses engagées en ce sens pour ce projet ne sont estimées qu’à 5% de l’enveloppe financière, ce qui nécessite de faire appel encore une fois à un partenaire étranger, dans le but de résoudre ce problème auquel est confronté à chaque fois la wilaya de Annaba.
Aussi, nous apprenons qu’une certaine agitation a été constatée au niveau de la SEATA d’El Tarf, suite à laquelle, les travailleurs relevant des 2 unités ( Annaba et El Tarf ) ont demandé au corps de sécurité d’investir les bureaux des sièges de ces unité, tout en affirmant l’existence de mouvements suspects laissant présager que quelque chose se préparait.
Ils exigent de leur ministère de tutelle, une commission d’enquête, dans le but de porter des éclaircissements sur les dossiers de tout le personnel ayant bénéficié de promotions douteuses durant les dernières années, de même au service paie, au sein duquel des preuves tangibles existent concernant un surnombre de cadres et relatives à des salaires indûment versés.

lire ici l'article original paru sur le quotidien régional de l'est SEYBOUSE

jeudi 11 avril 2013

Le syndicat de la Seaco est en ébullition

Voila mes amis, cette semaine la SEACO marque encore l'actualité, les syndicalistes ont décidés de remonter leurs pantalons et de s'acheter des bretelles...

Notre directeur général a fait encore un énième pas de trop, il a décidé de renvoyer deux travailleurs à quelques jours d'intervalles pour fautes professionnelles, les éléments déclencheurs qui ont fait que la SEACO est aujourd'hui en ébullition... lien

En effet, le patron et son guignol d'adjoint qui est en cause pour un cas de renvoi sont passés à la vitesse supérieure. Il y a quelques jours, le directeur a renvoyé les deux travailleurs sans suivre les procédures réglementaires applicables au travail et ses dispositions sur les conflits sur les lieux de travail, sans donner la possibilité aux travailleurs concernés de se justifier  où de se défendre...

Suite à cela, face à cette Hogra, certains syndicalistes et travailleurs courageux ont décidés de réagir fermement à cette dernière humiliation, ils ont repris du courage et ont décidés de remonter leurs pantalons pour faire leur boulot, défendre les travailleurs...

Le Partenariat SEACO - SEM : Pendant un certain temps, beaucoup d'espoirs ont été mis dans le partenariat entre la SEM et la SEACO, une nouveauté pour nous tous en 2008, beaucoup d'espoirs au début mais les illusions et le mensonge ont été en fait notre pain quotidien pour les cinq ans qui ont suivi.

Un climat délétère nauséabond, à force, s'est installé grâce à la complicité de quelques responsables et travailleurs véreux choisis sur le tas, car cupides et sans dignités. En terrain conquis, nos nouveaux patrons aux yeux bleus ont appliqués la méthode habituellement employée dans les pays du tiers monde et corrompus afin de vivre 5 ans dans l'impunité, oubliant leur mission principale, encourageant la corruption et les travailleurs à la délation et aux trafics en tout genre...

Bien sûr je me trompe comme toujours, pour beaucoup la SEACO fonctionne correctement et présente un bilan satisfaisant. Il y a les contrôles habituels de l'administration, les fameux CA "conseil d'administration" pour suivre et qui sont chargé de contrôler la gestion et la bonne santé de la SEACO. Mais à l'évidence tout le monde sait et a compris que les membres de ce conseil courent tout simplement après les 15000 da octroyé pour chaque séance du CA, que les membres qui le compose (CA) ont un grand tube digestif, qu'ils cautionnent tout ce que le patron souhaite en échange d'un splendide repas dans le plus beau restaurant de Constantine,  le tout terminé par des gâteaux a emporté pour madame dans de jolies boites cadeaux... et pour ce concerne les objectifs de la SEACO, on verra certainement au prochain contrat...

Je sais que le train SEACO est en marche, qu'il  ne s’arrêtera pas pour deux travailleurs anonymes renvoyés et qui certainement, après enquête, auront mérités d'être sanctionnés....

Messieurs les décideurs d'Alger, vous qui contrôlez réellement, vous qui suivez notre société, vous qui essayer d'appliquer un schéma national pour le secteur de l'eau et qui avez mis en place ces partenariats avec de grands groupes étrangers, j'espère que vous vous pencherez sérieusement sur ce climat délétère qui règne à la SEACO, que vous prendrez les bonnes décisions qui s'imposent afin de rétablir un climat sain au sein de la société.

Le partenariat dans la gestion de l'eau avec des grandes multinationales françaises de l'eau est certainement une obligation et une bonne chose, mais sans le contrôle de l'administration et sans les échanges contractuels de savoir faire, ce partenariat n'a à mon avis aucune utilité.
Comprenez que si le partenaire étranger avec la complicité de certains, s'amuse à diviser, à renvoyer, à mettre au placard des travailleurs intègres et compétents, qu'il se permette et soit autorisé à placer des experts étrangers généralement sans expériences et certaines fois sans diplômes, qu'il arrive aussi avec beaucoup de facilités et de complicités à traficoter les chiffres et bilans de gestion, nous pouvons facilement deviner et en conclure que cette association est vouée un jour à l'échec car elle est dictée uniquement à très court terme par des considérations financières et très souvent par des attitudes post colonial dépassées...

News... Pour la semaine prochaine, les syndicalistes ont prévu une journée de protestation pour demander le départ du directeur, dans le calme et la bonne humeur... ça sera la fête des travailleurs et il y aura beaucoup de gâteaux maison.
Tout les travailleurs de la SEACO sont invités à la fête...

SEACO


samedi 6 avril 2013

SEATA 2, deux poids, deux mesures...



lien la chasse aux voleurs des biens publics est aujourd'hui d'actualité et la chasse pour la saison 2013 vient de s'ouvrir. Gare à ceux qui dilapident l'argent du contribuable et qui par malheur se feront attraper, ils vivront certainement une très mauvaise année 2013.
SEATA - SEACO
d'un coté, nous avons un directeur algérien, de l'autre un directeur français...
  • le premier à les yeux marrons, le deuxième à les yeux bleus...
  • l'un est directeur général, le deuxième aussi est directeur général... 
  • le premier est cupide et vient de se faire épinglé pour malversations et mauvaise gestion, le deuxième est idem très cupide et tout aussi malhonnête mais ce dernier est épargné...
  • le premier gère la société comme un bien personnel et ne se prive pas pour se servir au passage, le deuxième fait idem mais d'une manière plus intelligente, il est devenu copains avec tout le monde, il utilise l'argent public sans compter (cet exemple d'annonce fantaisiste et sans rapport, publiée pour flatter l’ego de certains : (des dizaines de travailleurs de la société ont eu beaucoup de proches directs décédés mais n'ont pas la chance d'être traités avec autant de sollicitudes), il distribue aussi gracieusement petites et grandes faveurs, offre petits et grands cadeaux mais personne n'y voit rien de mal...
  • le premier est mis sous contrôle judiciaire et les fins limiers de la brigade économique et financière enquête sérieusement sur le bonhomme, mais pour le deuxième tout est cool, nos fins limiers de la BEF sont aussi venues un jour mais sont reparti très vite, tout le monde a vite compris ....
Récemment la page SEACOLEAKS, a publié beaucoup d'exemples de malversations au sein de la société, il y a eu l'exemple des marchés publics truquées, a expliqué comment sont manipulés et corrigés les plis des marchés qui sont préparés à l'avance et corrigés pour les copains, comment les membres des commissions de marchés ferment les yeux pour faire plaisir au chef afin d'éviter les sanctions.... Oui, il est difficile de  faire le Rambo quand le directeur est lui même membre permanent de la commission d'évaluation des plis et menace tout le monde de sanctions si les directives ne sont pas suivies...
les exemples sont légions mais personne ne voit rien, des marchés à gogo sont attribués aux copains, des milliards dépensés chaque année sans réelles contrôle, il y a aussi bien sur les dépenses de carburants en milliards sans contrôle,  les locations d'engins et voitures à coup aussi de milliards, les recrutements massifs de complaisance pour les copains afin de s'acheter une bonne conduite, ...........................................  Oui, tout le monde est complice et se sucre au passage...

il est inutile d'insister où de se lamenter sur notre sort, à dévoiler les magouilles, la corruption est généraliser et personne n'y pourra rien...

l'impunité est simple à comprendre, elle est octroyée uniquement aux personnes aux yeux bleus...

En ce qui me concerne, que les voleurs aillent en enfer...

lundi 1 avril 2013

M. Necib à Tipasa : Garantir une distribution d’eau 24H/24 d’ici 2015

M. Necib à Tipasa : Garantir une distribution d’eau 24H/24 d’ici 2015

Un bilan élogieux... lien
En 1962, 13 barrages étaient en exploitation totalisant une capacité de stockage de 454 millions de m3 soit la moitié de la capacité de l’actuel barrage de Beni Haroun. Actuellement, il y en a 70 en exploitation, dont 39 barrages  ont été réalisés entre 1999 à ce jour. Les capacités de stockage des barrages qui dépassent actuellement les 7 milliards m3 devraient atteindre 8,3 milliards m3 en 2015 avec un total de 83 barrages. Pour contrer le spectre de la sècheresse, l'Algérie a opté pour les eaux non conventionnelles comme le dessalement de l'eau de mer avec un programme de 13 stations de dessalement dont 7 sont en exploitation et qui contribuent à hauteur de 33% à l'alimentation en eau potable. Les OMD en matière d'AEP seront atteints avant 2015. La réutilisation des eaux usées épurées pour l'irrigation fait partie  aussi d'un vaste programme visant à produire un milliard de m3 d'ici à 2014. Outre 170 nappes d'eau situées au Nord et dans les Hauts-plateaux, l'Algérie repose sur deux systèmes aquifères au Sud. Il s'agit du complexe terminal et de l'albien qui est partagé avec la Tunisie et la Libye. En matière d’assainissement, le taux de raccordement aux réseaux publics est passé de 20% en 1962, à 72% en 1999 et à 87% en 2011. Le taux de raccordement au réseau d'AEP est passé de 35% en 1962 à 94% en 2011. S’agissant des stations d’épuration, elles étaient de quasis inexistants en 1962 pour atteindre 28 en 1999 pour une capacité de 90 millions de m3/an et 138 en 2011 pour une capacité de 700 millions de m3/an d’eaux usées traitées disponibles pour leur réutilisation dans l’irrigation.  En 1962, l'Algérie comptait 7 grands périmètres d'irrigation d'une superficie  de 105.500 hectares contre 28 périmètres en 2011 d'une surface globale équipée de 230.000 ha et devrait passer à 270.000 ha en 2014. La superficie agricole irriguée a atteint quant à elle 1,1 million d'ha  contre 120.000 ha en 1962. Des grands systèmes de transfert d'eau ont été réalisés dont celui liant In Salah et Tamanrasset, celui de Beni Haroun qui alimente plusieurs régions de l'est  du pays ainsi que le système MAO (Mostaganem-Arzew-Oran) à l'Ouest.      

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