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lundi 24 mars 2014

CLIMAT. 20 % d'eau potable en moins à chaque degré supplémentaire...

Aggravation des événements météorologiques extrêmes, déclin de la survie des espèces animales et végétales, rendements agricoles modifiés, évolution des maladies, déplacements de population... La planète est sur une dangereuse trajectoire conduisant à une hausse moyenne de quatre degrés à l’horizon 2100.

Après avoir livré en septembre les dernières données sur l’ampleur sans précédent du réchauffement, les experts sur l’évolution du climat (Giec) seront du 25 au 29 mars à Yokohama (Japon) pour publier leur diagnostic sur les impacts d’un tel changement et les nécessaires adaptations.
Aggravation des évènements météorologiques extrêmes, déclin de la survie des espèces animales et végétales, rendements agricoles modifiés, évolution des maladies, déplacements de population: les conséquences à venir du changement climatique sont de nature à déstabiliser une grande partie des équilibres actuels.

Selon une version non définitive du rapport du Giec, il faut par exemple se préparer à une baisse de la production de céréales (blé, riz et maïs) pouvant aller jusqu’à 2% par décennie, alors que la demande elle pourrait augmenter de 14% d’ici 2050. Pour chaque degré Celsius supplémentaire, la disponibilité des ressources en eau potable se trouverait diminuée de 20% pour l’équivalent de 7% de la population mondiale.

Sans action préventive, des centaines de millions de personnes - dont la majorité en Asie -seraient davantage exposées à l’érosion et aux inondations côtières.
Pour ce 2e tome, plus de 300 chercheurs ont compilé des milliers d’études, soumis leurs écrits aux commentaires de la communauté scientifique et proposé une synthèse destinée aux responsables politiques.
Avant sa publication le 31 mars à Yokohama, cette synthèse appelée «résumé aux décideurs» devra être approuvée par 195 pays.
«Il est très important d’avoir cet accord sur le constat scientifique pour donner une chance à la négociation», explique Sylvie Joussaume, climatologue au CNRS et membre du Giec.
L’objectif de la communauté internationale est de parvenir, lors de la Conférence des Nations unies qui sera accueillie en 2015 à Paris, à un accord mondial et contraignant permettant de contenir le réchauffement à 2 degrés. Au-delà de ce seuil, les scientifiques estiment que des conséquences dramatiques seront inévitables.

Atténuer la surchauffe
En 2014, cette conférence annuelle sur le climat aura lieu à Lima et sera précédée cet automne à New York par un sommet des chefs d’État consacré au climat à l’initiative du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
Idéalement, à Paris, les principaux émetteurs de gaz à effet de serre (GES) devraient s’engager sur des réductions chiffrées de leurs émissions, mais la tâche s’annonce très ardue. Les émissions de GES - pour les trois-quarts dues aux énergies fossiles - continuent à augmenter alors qu’il faudrait qu’elles amorcent une décrue pour espérer ne pas dépasser les 2 degrés.
Le 3e et dernier volume du nouveau rapport du Giec, consacré à l’atténuation du réchauffement climatique, sera publié en avril à Berlin.

«Nous sommes aujourd’hui sur une trajectoire à + 4-5 degrés d’ici la fin du siècle: c’est ce qui se passera si on dit +tant qu’il y a du fossile, on l’utilise+», alerte Jean Jouzel, climatologue et vice-président du Giec. «Dans ce scénario, le niveau de la mer pourrait s’élever de près d’un mètre d’ici 2100», prévient-t-il en soulignant que cela ne sera pas uniforme au niveau du globe, tout comme la hausse de la température qui sera plus forte sur les continents que dans les océans.
Face à un environnement appelé à être profondément modifié, avec des impacts sur l’activité économique et la sécurité, les pays devront, en plus de tenter d’atténuer la surchauffe du système climatique, engager des mesures d’adaptation (protection des zones côtières, modifications des pratiques agricoles, nouvelles normes de construction, gestion des ressources d’eau potable, vigilance sanitaire accrue).

Mais ces changements ne pourront pas s’appuyer sur des prédictions précises à l’échelle locale, malgré les progrès dans la connaissance du système climatique.
«Nous avons toujours du mal à prévoir dans le détail les conséquences du réchauffement», explique Hervé Le Treut, spécialiste du climat et directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace, car «la manière dont les grands éléments climatiques comme les moussons ou les grands anticyclones peuvent changer n’est pas certaine».

lire ici l'article original publié par le site LE PROGRES.fr

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