Un blog pour discuter de la gestion de l'eau en Algérie. Le site est ouvert à tous afin de débattre où de s’exprimer sur le sujet. J’espère que vous trouverez l’information que vous cherchez, un blog à lire…

mardi 24 juillet 2012

Constantine, le calvaire hydrique au quotidien

à lire aussi bien sûr l'article sur les améliorations que compte apporter la SEACO durant cette été... lien


23/07/2012
- Le calvaire des robinets à sec
Durant cinq jours, les quartiers situés sur les hauteurs de Constantine, au nord-est de la ville, allant de la cité de Békira vers Ziadia et en passant par la cité Emir Abdelkader et la partie haute de Bab-El-Kantara, ont été privés d'eau potable à cause d'un problème intervenu au niveau d'une conduite située dans le quartier de Fedj-Errih. 

Avant hier, les habitants des quartiers touchés ont cru qu'ils étaient arrivés au bout de leur calvaire en entendant le bruit de l'eau dans les robinets. Malheureusement pour eux, il en est ressorti qu'une eau jaunâtre contenant du sable. Et d'ailleurs, cela n'a pas duré longtemps : tout juste une demi-heure. Ce qui a conduit, hier, des riverains des cités Békira et Ziadia à lancer de véritables SOS à travers les ondes de la radio régionale en criant qu'ils ont pratiquement épuisé leurs réserves et qu'ils n'en peuvent plus de supporter cette situation durant ces journées de canicule conjuguée aux rigueurs du jeûne. Interrogé par nos soins, hier matin, le responsable de la communication au niveau de la SEACO, M. Tarek Boughedda en l'occurrence, a expliqué que la panne à l'origine de cette coupure provenait d'une conduite de refoulement de 600 mm de diamètre traversant le terrain glissant du quartier de Fedj-Errih situé sur les hauteurs de la cité Emir Abdelkader. 

«Les techniciens dépêchés par l'entreprise ont bien réparé la panne. Mais une fois qu'ils sont partis, la conduite s'est déboîtée à nouveau. Ils ont donc dû s'y reprendre à trois reprises pour arriver à bout de ce problème technique », a-t-il expliqué. Actuellement, a ajouté notre interlocuteur, le pompage est entrain de se faire et les citoyens touchés par cette panne peuvent se rassurer, car ce soir même ils recevront l'eau dans leurs robinets. Et comme elle s'est fait une règle de conduite, la Seaco a présenté ses excuses aux populations qui ont été éprouvées par la sécheresse.
A.M le quotidien d'Oran ... lien


- Les citoyens se plaignent, la SEACO rassure... lien




21/07/2012
Ouled Rahmoune : Des craintes et des promesses (news80.com)

Selon les déclarations recueillies jeudi dernier auprès d’un groupe d’habitants de la localité de Ouled Rahmoun, dans la daïa d’El Khroub, la population vit depuis presque un mois et demi une situation des plus inquiétante en ce qui concerne l’alimentation en eau potable, situation conjuguée à ce qui leur paraît être comme une éventuelle cross-connexion qui pourrait survenir. Ce groupe de citoyens déclare que cette situation qui perdure inquiète au plus haut point les habitants, lesquels ont bien pris les précautions d’usage en pareille circonstance, mais les chaleurs caniculaires aidant, ils craignent quand même pour leur santé. « Dès le début, commença un membre de ce groupe, nous avons entrepris des démarches auprès des instances concernées par le problème, en premier lieu auprès de la Seaco. Ensuite, nous nous sommes adressés à la commune. Mais toutes nos démarches et les assurances qui nous ont été données, n’ont pas été suivies d’effet car chacun rejette la balle à l’autre ». Un autre membre du groupe renchérit : « Nous vivons dans l’angoisse et cela relève purement du miracle que pendant tout ce temps, nous n’avons pas vu apparaître des maladies à transmission hydrique parmi la population. Et puis, nous ne possédons pas d’autres alternatives pour nous alimenter en eau potable ». Et un troisième citoyen intervient pour signaler un autre phénomène : «Le faible débit de l’eau dans les robinets qui a commencé à faire son apparition au début de l’été». Il pense aussi que la localité de Ouled Rahmoun est délaissée par les autorités à tous les niveaux, surtout en matière d’investissements publics dans le secteur de l’alimentation en eau potable, contrairement aux localités des autres daïrate, telles celles de Didouche Mourad et Hamma-Bouziane, par exemple. En réponse aux problèmes soulevés par ses administrés, M. Slimane Zellali, président de l’APC de Ouled Rahmoun, est intervenu le même jour à la radio régionale pour affirmer que le règlement des problèmes constatés sur le réseau de l’alimentation en eau potable est pris actuellement en charge par la Seaco. Cette dernière, dit-il, a désigné des entreprises privées pour entamer des travaux de réhabilitation du réseau d’alimentation en eau potable et celles-ci sont à pied d’oeuvre pour l’achever le plus rapidement possible. A propos de la faiblesse du débit de l’eau dans les robinets domestiques, le P/APC a imputé cela à la baisse du niveau de la nappe phréatique de Oued Boumerzoug. Comme solution proposée, le maire a révélé que la Seaco compte abandonner l’utilisation de la méthode de gravité pour acheminer l’eau, au profit de celle de la motopompe qui va garantir, d’après lui, un meilleur débit dans les robinets.
lien original ici

17/07/2012
Coupures  d'eau au CHU de Constantine... lien
14 juillet 2012
La Chimère...le quotidien d'Oran du 14/07/2012... lien



07/07/2012
L'objectif H24 est loin d'être généralisé puisque de nombreux quartiers de la ville sont encore soumis au rationnement.
article publié sur le quotidien l'Expression du 07 juillet 2012
Nous sommes à moins d'une année de l'expiration du contrat de partenariat signé entre l'Algérienne des eaux et l'Office national d'assainissement, d'une part, et Les Eaux de Marseille, d'autre part. Dans ce contrat, il est stipulé que l'opérateur français doive assurer, en cinq années, un approvisionnement continu en eau potable d'une population avoisinant un million d'habitants. En plus de cette opération de modernisation du réseau de distribution payée cash par l'Etat algérien, il a été convenu que Les Eaux de Marseille prennent en charge le volet de la formation et de la mise à niveau de l'ensemble du personnel. Qu'en est-il aujourd'hui? L'objectif H24 est loin d'être généralisé puisque de nombreux quartiers de la ville sont encore soumis au rationnement. Certes, des cités entières reçoivent désormais l'eau potable d'une manière régulière, ce qui constitue un progrès, mais la situation demeure assez inquiétante dans la mesure où des milliers de familles vivent toujours avec la hantise de la pénurie.
La faute incombe-t-elle à la SEM qui n'a pas su se hisser au niveau du «défi» technologique posé par la configuration géologique et urbaine de Constantine? Quels sont les arguments que la société française pourrait exposer afin de justifier tous ces retards? D'anciens responsables du secteur de l'hydraulique évitent de jeter la balle dans le camp de la SEM, et estiment qu'une importante opération comme la réhabilitation d'un réseau AEP semblable à celui de Constantine n'aurait jamais dû être lancée presque simultanément avec d'autres chantiers d'envergure tels le tramway et le pont géant. De nombreux citoyens partagent ce point de vue, mais n'hésitent pas à pointer un doigt accusateur vers la SEM qui, selon eux, ne semble pas avoir honoré son contrat dans le domaine du transfert du savoir-faire. Pour s'en convaincre, affirment-ils, il n'y a qu'à voir ces innombrables fuites d'eau potable qui ne sont jamais réparées selon les normes. Ce n'est qu'un détail, mais un indice explicite qui reflète la situation. Une situation qui devient insupportable pour le citoyen. Trop c'est trop. Si les travaux du tramway gênent la vie quotidienne du citoyen, ceux de l'Algérienne des eaux l'étouffent. Les réparations multiples à la traîne ne renseigne-t-elle pas sur une incompétence avérée de cette société? Les routes sont devenues impraticables et les mots demeurent faibles pour décrire le calvaire des Constantinois. Ils doivent supporter la lenteur des travaux, mais aussi être contraints de passer au centre-ville à pied du fait que le transport n'existe presque plus. Les chauffeurs de taxi refusent désormais de prendre les clients ou exigent des sommes qui donnent le tournis en raison des axes en déficit. Combien de temps vont durer ces contraintes? Des mois, c'est sûr, et la situation est à la limite du soutenable et risque d'exploser en ayant raison de la patience du citoyen. L'Algérienne des eaux a déjà fait l'objet de manifestation de la part des citoyens à Mansourah y a quelques semaines, quand ces derniers ont décidé d'investir la rue, obligeant le directeur de la société à se déplacer lui-même sur les lieux. Des scènes semblables ne sont pas à écarter à ce rythme et risquent d'engendrer l'irréparable.
l'article original ici

10/06/2012

voir le lien ici pour la suite de l'article...

06/06/2012


SEACO

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